Irak : nouveaux tirs de roquettes sur la base de Taji, au moins deux militaires irakiens blessés

- Avec AFP

Irak : nouveaux tirs de roquettes sur la base de Taji, au moins deux militaires irakiens blessés© Thaier Al-Sudani Source: Reuters
Un exercice militaire sur la base de Taji (Irak), en août 2017 (image d'illustration).

La base de Taji, où trois soldats (deux Américains et un Britannique) avaient été tués le 11 mars dans une attaque similaire, a été visée par de nouveaux tirs de roquettes, ce 14 mars 2020. Selon l'armée irakienne, deux militaires ont été blessés.

Plusieurs roquettes ont de nouveau visé, le 14 mars 2020, la base militaire de Taji, au nord de Bagdad (Irak), où deux soldats américains et un britannique avaient été tués trois jours plus tôt dans une attaque similaire, selon l'AFP qui s'appuie sur des sources de sécurité irakiennes et américaines.

Selon l'armée irakienne, deux militaires de l'aviation nationale ont été blessés lors de ces tirs.

Dans la nuit du 12 au 13 mars, des frappes américaines de représailles ont eu lieu, visant selon Washington des bases des brigades du Hezbollah. Elles ont tué six Irakiens, dont cinq policiers et soldats, ainsi qu'un civil, d'après l'armée irakienne.

Bagdad a vivement dénoncé les frappes américaines, convoqué l'ambassadeur des Etats-Unis et annoncé déposer plainte à l'ONU, alors que Washington accuse Téhéran et Bagdad d'échouer à contrôler les attaques de factions armées pourtant désormais intégrées à l'Etat, après avoir combattu les jihadistes du groupe Etat islamique (EI).

Depuis fin octobre, 23 attaques à la roquette ont visé des intérêts étasuniens en Irak, alors que les factions armées pro-Iran appellent régulièrement à bouter les Américains hors du pays. Aucune attaque à la roquette n'a jamais été revendiquée, mais Washington accuse les brigades du Hezbollah, l'une des factions pro-Iran les plus radicales du pays, d'être derrière ces tirs. Les autorités irakiennes, qui s'appuient sur les troupes de la coalition internationale emmenée par les Etats-Unis pour combattre les cellules jihadistes clandestines sur leur sol, assurent quant à elles ne pas parvenir à découvrir les auteurs des tirs.

Le 12 mars, pour la première fois, les brigades du Hezbollah avaient salué – sans les revendiquer – les tirs de 18 roquettes la veille, ayant tué deux soldats américains et une soldate britannique. Elles avaient une nouvelle fois dénoncé «les forces d'occupation américaines».

Ce cycle de violences fait de nouveau planer le spectre d'une escalade dangereuse en Irak. Fin 2019, des tirs de roquettes ayant tué un Américain avaient dégénéré et mené à l'assassinat en janvier 2020 par Washington du général iranien Qassem Soleimani et de son lieutenant à Bagdad, ainsi qu'à des tirs de missiles iraniens sur une base abritant des Américains en Irak.

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