«Menteur, fou, ou les deux» : l'ambassadeur israélien à l'ONU charge Bernie Sanders

- Avec AFP

«Menteur, fou, ou les deux» : l'ambassadeur israélien à l'ONU charge Bernie Sanders© Jonathan Ernst Source: Reuters
Bernie Sanders lors d'un meeting politique le 29 février 2020 (image d'illustration).

L'ambassadeur d'Israël auprès des Nations unies s'en est pris au candidat à la primaire démocrate Bernie Sanders, le qualifiant de «menteur» de «fou», ou des «deux», lors de la conférence annuelle du lobby pro-israélien Aipac à Washington.

Boudée par plusieurs personnalités politiques américaines dont Bernie Sanders, la convention annuelle de l'American Israël Public Affairs Committee (Aipac), lobby créé en 1951 aux États-Unis visant à soutenir Israël, s'est tenue le 1er mars à Washington. 

«Nous ne voulons pas de Sanders à [la convention de l'] Aipac. Nous ne voulons pas de lui en Israël», a déclaré le haut diplomate israélien Danny Danon durant son intervention, visant ainsi le candidat démocrate qui, en amont de l'événement, avait annoncé qu’il ne s'y rendrait pas, qualifiant le lobby pro-israélien de «[plateforme] pour les dirigeants qui véhiculent le sectarisme et font opposition au respect des droits fondamentaux des Palestiniens».

Danny Danon a en outre fustigé les critiques du sénateur du Vermont contre Benjamin Netanyahou, que Bernie Sanders avait qualifié de «raciste réactionnaire». «Quiconque dit que notre Premier ministre est raciste est un menteur ou un fou ignorant, ou les deux», a tonné l'ambassadeur d'Israël auprès des Nations unies.

La relation privilégiée entre Israël et les Etats-Unis est «menacée d'être bousculée comme jamais auparavant», a pour sa part estimé Howard Kohr, directeur général de l'Aipac, selon qui «une part croissante et très active de l'électorat [américain] rejette fondamentalement la valeur d'une alliance entre les Etats-Unis et Israël».

De confession juive, Bernie Sanders a régulièrement exprimé son soutien à Israël, tout en s'inquiétant de la radicalisation du pays sous la gouverne de Benjamin Netanyahu. «Le peuple israélien a le droit de vivre en paix et en sécurité», avait-il écrit, cité par l'Afp, pour annoncer qu'il ne se rendrait pas à la conférence annuelle de l'Aipac, avant d'ajouter : «Le peuple palestinien aussi.»

Comme l'ONG pro-israélienne Elnetwork le rappelle sur son site, «l’Aipac fait figure d’interlocuteur incontournable pour ce qui concerne la politique américaine au Moyen-Orient» : «C’est une organisation possédant un champ d’action extrêmement large et une certaine influence sur les décisions gouvernementales de politique étrangère au Proche-Orient pour préserver et améliorer les relations américano-israéliennes», explique encore l'organisation.

En 2018, les méthodes du lobby pro-israélien aux Etats-Unis avaient fait l'objet d'un documentaire réalisé par la chaîne qatarie Al-Jazeera, programme télévisé dont Doha avait finalement décidé de suspendre la diffusion...

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