A Kherrata, des milliers d'Algériens dans la rue pour célébrer le premier anniversaire du Hirak

A Kherrata, des milliers d'Algériens dans la rue pour célébrer le premier anniversaire du Hirak© RYAD KRAMDI Source: AFP
Drapeau de l'Algérie (image d'illustration).

La ville de Kherrata, berceau du mouvement citoyen algérien du Hirak, a été le théâtre d'un rassemblement impressionnant à l'occasion du premier anniversaire de la mobilisation.

Des milliers de citoyens algériens sont descendus dans les rues de Kherrata, en Algérie, ce 16 février 2020 à l'occasion du premier anniversaire du mouvement citoyen du Hirak, qui a débuté un an plus tôt jour pour jour. La mobilisation, d'abord marquée par des manifestations contre la candidature d'Abdelaziz Bouteflika à un cinquième mandat présidentiel, avait débouché sur une contestation de son projet politique, avant de s'étendre sur le long terme à des revendications plus larges en termes de fonctionnement démocratique

Kherrata a été le théâtre de la première manifestation d'ampleur du mouvement.

Comme en témoignent des images diffusées sur les réseaux sociaux, une foule considérable s'est constituée ce 16 février 2020, colorée par des drapeaux algériens et amazighs.

«Kherrata est noire de monde», peut-on lire sur Twitter, vidéo à l'appui.

«Tsunami humain à Kherrata à l'occasion de la célébration du 1er anniversaire du Hirak», commente le citoyen militant Moussa Nait Amara sur Facebook.

Fait notable, Lakhdar Bouregaa était présent sur place. Ancien combattant de la guerre d'indépendance, il avait été détenu plusieurs mois l'an passé pour sa participation au mouvement citoyen.

Le 16 février 2019 débutait dans la ville de Kherrata ce qui allait devenir dès la semaine suivante un mouvement d'ampleur nationale qui dure jusqu'à présent.

Abdelaziz Bouteflika, alors président depuis 20 ans, lourdement handicapé, avait annoncé, par le biais de son entourage, sa candidature à un cinquième mandat. Rapidement, des voix s'étaient élevées dans la population algérienne pour contester ce qui était vécu par les citoyens comme une humiliation et un abus de pouvoir. Le retrait d'Abdelaziz Bouteflika de la présidence et l'entrée en fonction de son successeur, Abdelmadjid Tebboune, ne sont pas parvenus à calmer la contestation.

Symbole du Hirak, la ville de Kherrata avait déjà marqué l'histoire de l'Algérie : le 8 mai 1945, avec Sétif et Guelma, la ville a été le théâtre de protestations de grande envergure contre la présence coloniale. Et à l'heure où Paris se libérait de l'occupation allemande, une répression féroce s'abattait sur les trois villes. Le 8 mai 1945 a de fait ouvert la voie à la guerre d'indépendance algérienne qui a débuté le 1er novembre 1954 et s'est terminée en 1962.

Lire aussi : Cinquième mandat d'Abdelalziz Bouteflika : retour sur un projet mort-né

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