Burkina Faso: Les institutions sont «dissoutes» (source militaire)

Le Burkina Faso s'avance vers un nouveau coup d'état. © Capture d'écran du compte Twitter @Europe1
Le Burkina Faso s'avance vers un nouveau coup d'état.

Plusieurs membres du gouvernement et personnalités dont le président par intérim et son Premier ministre sont actuellement retenus dans le palais présidentiel de Ouagadougou. Le président du parlement parle d'une nation en danger.

  • Général Gilbert Diendéré : «Nous sommes passés à l’acte pour empêcher la déstabilisation du Burkina». Une déstabilisation qui, selon lui, était augurée par une «grave situation d’insécurité pré-électorale (…) au Burkina» et les «mesures d’exclusion prises par les autorités de transition». Quant au président de la transition Michel Kafando et le Premier ministre Isaac Zida, détenus depuis ce 16 septembre, le Général annonce qu’ils sont en résidence surveillée: «Ils vont bien et seront relâchés ».

  •  «Il ne peut pas y avoir de légalité avec des putchistes» a déclaré le président Hollande. Il a toutefois précisé que les militaires français sur place n'ont «pas à interférer». Par ailleurs, la CEDEAO, l’Union Africaine et les Nations Unies disent avoir appris avec consternation la prise d’otage commise par le Régiment de la Sécurité Présidentielle contre le Président du Faso, Michel Kafando.

  • Des témoins sur place font état de tirs et de potentiels blessés ou victimes.

    La Quai d'Orsay appelle les Français de Ouagadougou à rester chez eux.

  • Les putschistes instaurent un couvre-feu et ferment les frontières (sources militaires)

  • Le général Gilbert Diendéré, fidèle bras droit de Blaise Compaoré depuis plus de 30 ans, proclamé président du CND (Conseil national pour la démocratie). (Télévision nationale). Gilbert Diendéré était l'ex-chef d'état-major de Blaise Compaoré.

  • François Hollande condamne fermement le coup d'Etat et appelle à la «libération immédiate de toutes les personnes arrêtées». Paris appelle «à la remise en place des autorités de la transition».

  • L'Union Européenne demande la «libération immédiate» du président et du chef du gouvernement.

  • Le Comité militaire veut «organiser des élections inclusives» (militaires à la télévision publique). Le président de l'assemblée de transition, Cheriff Sy, dénonce un «coup d'Etat». Il a estimé qu'il s'agissait «manifestement d'un coup d'Etat», et appelé «le peuple à se mobiliser immédiatement contre cette forfaiture».

  • Des militaires à la télévision publique annoncent dans un communiqué lu à l’antenne de la radio-télévision du Burkina (RTB), que les institutions sont «dissoutes» par un Comité militaire. Un militaire annonce la démission du président intérimaire Michel Kafando et la dissolution du gouvernement. Un Conseil national pour la démocratie (CND) doit remplacer les autorités de transition.

  • La capitale du Burkina Faso est ce moment même quadrillée par des militaires de la garde présidentielle. L'incertitude régnait ce jeudi matin au Burkina Faso où la garde présidentielle détient en otage depuis mercredi le président et le Premier ministre sans dévoiler ses intentions alors que des manifestants convergeaient vers la Place de la Révolution de Oougadougou pour protester contre ce coup de force. Des barrages ont été mis en place tout autour de Ouaga2000, le quartier où se trouve le Palais. 

La capitale burkinabaise est en effervescence. Selon plusieurs sources concordantes, les deux plus hauts personnages de l'Etat seraient retenus par la garde prétorienne de l'ex-président Blaise Compaoré. 

Le président par intérim Michel Kafando ainsi que le Premier ministre Isaac Zida seraient enfermés dans le palais présidentielle de Ouagadougou. 

Les militaires du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) ont fait irruption dans la matinée pendant le Conseil des ministres et retiennent plusieurs personnalités et membres du gouvernement. Des militaires en armes ont pris position tout autour du palais et des coups de feu ont retentit pour disperser la foule.

Cheriff Sy, président du parlement intérimaire (CNT) a déclaré toute son inquiétude face à la situation. Il a parlé d'une «nation en danger». 

«Le devoir nous appelle car la nation burkinabé est en danger. Nous en appelons au devoir de solidarité des forces vives, des forces politiques, de la société civile et de la communauté internationale avec tout le peuple burkinabé pour faire échec à cette opération» a-t-il déclaré. 

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