Rachid Nekkaz : les «50 000 soldats musulmans de la paix» pour aider la Syrie

La guerre civile en Syrie a fait plus de 240 000 morts depuis 2011 et a détruit les grandes villes du pays, telles que Damas ou, ici, Alep.© Stringer Source: Reuters
La guerre civile en Syrie a fait plus de 240 000 morts depuis 2011 et a détruit les grandes villes du pays, telles que Damas ou, ici, Alep.

Le militant politique algérien Rachid Nekkaz a fait une proposition dans un communiqué : la création d’une force de soldats de la paix, originaires des pays arabes et notamment de l’Algérie.

Dans ce communiqué, il fustige «l’indifférence du monde musulman» au conflit syrien. L’homme d’affaire et politicien algérien Rachid Nekkaz se penche sur la guerre civile qui a fait plus de 240 000 morts depuis 2011 et fait une proposition alternative à une potentielle intervention de l’OTAN. Pour Nekkaz, la résolution du conflit doit être «avant tout à l’initiative des états arabes et musulmans». C’est pourquoi l’ancien candidat à la présidentielle algérienne a réitéré un de ses propositions de campagne : la création d’une force de 50 000 soldats musulmans de la paix pour stabiliser la Syrie.

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Thème de se campagne lors des élections de 2014 qui ont vu la réélection d’Abdelaziz Bouteflika, Nekkaz avance un certain nombre d’argument pour appuyer son idée. Tout d’abord, l’importance d’une présence arabe dans la résolution du conflit, plutôt qu’une intervention occidentale similaire à celle qui a été menée en Libye en 2011. Ensuite, la nécessité d’un agissement sur le terrain, et non pas d’une condamnation morale de la situation. «C’est très bien d’avoir des centaines de milliers de mosquées qui délivrent un message de paix dans 57 états musulmans», écrit-il, mais il serait encore mieux de voir une contribution concrète de la part de ces états pour mettre fin à la guerre civile». Selon Nekkaz, la création d’une telle force pourrait assurer la paix et «préparer des élections présidentielles dans les six mois maximum et ainsi mettre fin à la guerre civile».

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Pour mettre en place un projet de cet ampleur, le fondateur du parti politique algérien Mouvement pour la Jeunesse et le Changement (MJC), compte sur une forte implication de son pays dont il souligne «les bonnes relations avec la Syrie pour engager une vraie dynamique de paix, en pratique, et sur le terrain». Nekkaz souhaite donc que l’Algérie soit à l’initiative d’un sommet des états de la Ligue Arabe et de l’Organisation de la Coopération Islamique (l’OCI, qui rassemble 57 pays du monde musulman). Une rencontre extraordinaire qui se tiendrait à Algers pour «définir les modalités d’organisation et de déploiement des ces soldats musulmans de la paix». L’homme souhaite aussi que son pays prenne part à l’intervention terrain et «produise un contingent de 5 000 soldats professionnels volontaires».

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Au-delà de la concertation et du volontariat des pays musulman, Rachid Nekkaz évoque l’importance des «garanties» qui doivent accompagner un tel projet. Pour assurer la passation de pouvoir, l’homme estime que «le régime syrien doit recevoir une garantie et une assurance de sûreté pour éviter tout règlement de compte ou opération de revanche après les élections présidentielles». À l’échelle algérienne, c’est la garantie populaire que le politicien exige, affirmant que «pour envoyer des troupes à l’étranger, le Parlement algérien devra voter un amendement constitutionnel». Dernier élément de garantie évoqué, Nekkaz veut l’assurance que la flotte russe en méditerranée reste en place.

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«Nous avons perdu 18 mois précieux», insiste Nekkaz, qui rappelle que cette proposition date de la campagne présidentielle qu’il avait menée en 2014 avec les MJC, et «des milliers de musulmans sont morts depuis». Ainsi conclue le politicien, soulignant le caractère urgent de la situation.

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