Invectives, insultes : où en est la crise diplomatique entre la France et le Brésil ?

Invectives, insultes : où en est la crise diplomatique entre la France et le Brésil ?© Evaristo Sa/John Thys Source: AFP
Emmanuel Macron (à gauche) et Jair Bolsonaro (à droite) (image d'illustration).

Les relations entre Paris et Brasília sont pour le moins tendues. Après avoir critiqué la gestion brésilienne des incendies en Amazonie, le couple Macron se retrouve être la cible d'attaques du Brésil mais peut compter sur des soutiens inattendus.

Alors que les noms d’oiseaux ne cessent de voler dans l’opposition que se livrent les présidents français et brésilien, le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, qui se trouvait au Brésil où il y a rencontré l’ancien président Lula, désormais emprisonné, est venu à la rescousse de Brigitte Macron, qui a été la cible de nombreuses attaques de la part de l’exécutif emmené par Jair Bolsonaro.

«Message pour Brigitte Macron. Madame, les brésiliens que j'ai rencontrés sont outrés par la grossièreté de leurs dirigeants à votre égard. Moi de même. Ceux qui vous insultent sont ceux qui emprisonnent Lula innocent. Sentez-vous forte de notre dégoût pour de telles brutes», a déclaré le député des Bouches-du-Rhône le 6 septembre sur son compte Twitter.

Friture sur la ligne entre Paris et Brasilia

Depuis la mi-août, Emmanuel Macron et son homologue brésilien se livrent une véritable bataille des mots autour des feux qui ravagent la forêt amazonienne depuis le début de l’année. Mais alors qu’on pensait la guerre terminée, une vidéo postée par Renzo Gracie, ambassadeur du tourisme brésilien, a remis le feu aux poudres. «Le seul feu qu'il y a est celui qui brûle dans le cœur des Brésiliens et dans celui de notre président, espèce de clown! Viens ici, tu vas te faire tordre le cou, ton cou de poulette!», a déclaré le 31 août l’ancien champion de jiu-jitsu brésilien et d’arts martiaux mixtes. Il a qualifié Brigitte Macron de «dragon», un terme employé au Brésil pour parler d’une femme que l’on ne trouve pas attirante.

Il n’en fallait pas plus pour que l’ancien collaborateur de l'Elysée, Alexandre Benalla, vienne mettre son grain de sel. «Renzo Gracie semble avoir une grande bouche. Si vous voulez, je propose un octogone. Votre discours n'est pas digne d'un ancien grand sportif ! #OctogoneSansRègles», a-il répondu le 3 septembre, toujours sur Twitter.

Il a même persisté quelques heures plus tard : «Vous être juste un imbécile ! On dirait que votre cerveau est celui d’une poule. On se demande à quoi êtes-vous bon ? Pour votre information, l’Amazonie est un problème qui touche l’humanité. La cage est le meilleur endroit pour vous. Au lieu de raconter des bêtises, répondez à mon invitation. Etes-vous partant pour une rencontre dans l’octogone à Paris ?»

Deux jours après, voyant l’ampleur que prenait leur échange, dont beaucoup de médias s’étaient fait l’écho, le cousin de la légende Royce Gracie n’a pas semblé effrayé par la proposition. «Soyons honnête… Il ne pourrait pas se battre avec ma grand-mère… Il ressemble à une vendeuse de maquillage», a-t-il rétorqué le 5 septembre sur ses réseaux sociaux.

Dernier rebondissement en date, le 5 septembre le ministre brésilien de l'Economie, Paulo Guedes, a renchéri à propos de Brigitte Macron : «Le président l'a dit, et c'est la vérité. Cette femme est vraiment moche.» Visiblement embarassé par sa déclarations, il avait présenté des excuses quelques heures plus tard la qualifiant de «plaisanterie».

La première dame a reçu le soutien de plusieurs personnalités de tous bords politiques, parmi lesquelles la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse. «C’est quoi leur problème au gouvernement Brésilien? Après Jair Bolsonaro, le ministre des finances? Bande de soudards grotesques! Quand ils insultent Brigitte Macron, c’est toutes les femmes françaises qui se sentent insultées», a-t-elle tempêté sur Twitter.

Jair Bolsonaro avait déjà provoqué un tollé en publiant fin août, avant de le retirer, un commentaire d'un post offensant sur Facebook concernant le physique de la première dame, en plein bras de fer entre Brasilia et Paris sur les incendies en Amazonie.

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