Manifestations à Hong Kong : la Chine épingle des «premiers signes de terrorisme»

- Avec AFP

Manifestations à Hong Kong : la Chine épingle des «premiers signes de terrorisme»© Thomas Peter Source: Reuters
Des manifestants anti-gouvernement hongkongais essuient des jets de gaz lacrymogènes, lors d'une mobilisation le 11 août 2019.

La Chine a déclaré, le 12 août, voir dans les manifestations contre le gouvernement pro-Pékin de Hong Kong des «premiers signes de terrorisme», en référence à l'utilisation d'«objets extrêmement dangereux» lors des mobilisations.

Les tensions ont augmenté d'un nouveau cran à Hong Kong, le 12 août.

Le porte-parole du Bureau des affaires de Hong Kong et Macao, Yang Guang, a déclaré ce jour-là à Pékin : «Les manifestants radicaux de Hong Kong ont à plusieurs reprises eu recours à des objets extrêmement dangereux afin d'attaquer des policiers, ce qui constitue déjà un crime grave et révèle de premiers signes de terrorisme». 

La mobilisation a vu ces dernières semaines se multiplier les affrontements entre policiers et manifestants, opposés au gouvernement pro-Pékin de Hong Kong. Les forces de l'ordre, au cours du dixième week-end de mobilisation, ont tiré des gaz lacrymogènes dans le métro et dans des rues commerçantes pleines de monde. Les protestataires répliquaient en leur lançant des briques et en leur retournant des lacrymogènes.

Selon les autorités sanitaires, 45 personnes ont été blessées, dont deux sont dans un état grave.

Annulation des vols à l'aéroport de Hong Kong

Ce 12 août également, des milliers de manifestants ont envahi le hall des arrivées de l'aéroport hongkongais, poussant celui-ci à prendre la décision rarissime d'annuler tous les vols.

Les autorités ont indiqué qu'elles œuvraient pour rouvrir l'aéroport – huitième aéroport international le plus fréquenté au monde – d'ici le matin du 13 août. Des centaines de protestataires restaient dans le hall d'arrivée dans la nuit, ne donnant aucun signe de vouloir quitter les lieux.

Ces annonces marquent une nouvelle escalade dans la crise politique initiée début juin, la plus grave à Hong Kong depuis la rétrocession du territoire par Londres à la Chine en 1997. 

Les manifestants ont commencé à descendre dans la rue, il y a deux mois, pour protester contre un projet de loi hongkongais qui visait à autoriser les extraditions vers la Chine, et qui est désormais suspendu. A présent, le mouvement a élargi ses revendications, exigeant des réformes de libéralisation politique, et dénonçant ce qu'ils considèrent être une emprise de plus en plus forte de Pékin sur l'ancienne colonie britannique.

Lire aussi : Hong Kong : les affrontements entre policiers et manifestants se poursuivent

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