L'accueil des ex-otages français par Macron suscite l'indignation à droite

L'accueil des ex-otages français par Macron suscite l'indignation à droite© François Guillot Source: AFP
Le président français Emmanuel Macron accueille les otages libérés au Burkina Faso à leur arrivée à l'aéroport de Villacoublay, près de Paris, le 11 mai 2019.

Plusieurs personnalités de droite ont commenté le déplacement du président à Villacoublay pour accueillir les deux otages libérés au Burkina Faso après leur enlèvement au Bénin. Deux soldats sont morts pour les sauver.

Les deux otages français libérés par les forces spéciales françaises dans le nord du Burkina Faso au prix de la mort de deux militaires ont été accueillis le 11 mai par le président Emmanuel Macron, au cours d'une brève cérémonie à la base aérienne de Villacoublay, près de Paris. Un déplacement vu d'un mauvais œil par diverses personnalités politiques marquées à droite.

«Le président de la République n'avait pas à les accueillir un peu comme des héros», a ainsi déclaré Marine Le Pen sur BFMTV, dénonçant l'«inconscience», selon elle, des otages.

Selon l'endroit exact où se sont déroulés les faits, les deux touristes ont été enlevés, soit dans une zone qui était alors classée orange par le Quai d'Orsay (déconseillée aux touristes, sauf impératif), soit dans une zone jaune (vigilance renforcée). Ils n'ont en revanche pas été enlevés dans une zone classée rouge (formellement déconseillée) au moment des faits, comme l'avait à tort affirmé Jean-Yves Le Drian.

«Je pense que l'intégralité des hommages auraient dû être réservés à ces deux militaires d'élite qui ont donné leur vie [pour sauver les otages]», a renchéri la présidente du Rassemblement national (RN). Enfonçant le clou, Marine Le Pen, a estimé que le chef de l'Etat transformait «tout en malaise». «A chaque fois qu'il effectue un acte, il y a un sentiment de malaise derrière, parce qu'il n'est pas en connexion avec le peuple français», a-t-elle commenté.

Même son de cloche chez Robert Ménard. Le maire de Béziers a estimé que le président n'avait «rien à faire [...] à Villacoublay pour accueillir deux touristes irresponsables».

«Une honte», a estimé Pierre Charon, sénateur Les Républicains de Paris, qui estime également que les deux touristes ont fait preuve d'«inconscience» en s'aventurant dans une zone réputée à risque.

Les deux Français libérés, Patrick Picque et Laurent Lassimouillas, avaient été enlevés par des djihadistes le 1er mai, alors qu’ils étaient en voyage de noces dans le parc national de la Pendjari, dans le nord du Bénin, une réserve frontalière avec le Burkina Faso. Le lendemain, la voiture qu’ils avaient louée a été découverte vide dans une région boisée du Burkina Faso. Leur guide avait été retrouvé assassiné le 4 mai. 

L'opération de libération des otages a été lancée dans la nuit du 9 au 10 mai. Au cours de leur libération, deux militaires ont trouvé la mort au combat, Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello, tous deux officiers mariniers au sein du commandement des opérations spéciales, qui supervise les forces spéciales françaises.

Laurent Lassimouillas, l'un des deux ex-otages, a rendu hommage aux soldats tués lors d’une courte déclaration le 11 mai au matin au Palais présidentiel de Ouadagoudou.

«Toutes nos pensées vont aux familles des soldats et aux soldats qui ont perdu la vie pour nous libérer de cet enfer. On voulait présenter nos condoléances tout de suite».

Il a également déclaré avoir «une pensée» pour leur «chauffeur-guide béninois» tué avant leur enlèvement au Bénin le 1er mai.

Lire aussi : Irak : la France a-t-elle échangé ses djihadistes contre des armes ?

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