Ces meurtriers qui se filment ou racontent leurs exploits sur les réseaux sociaux

Bryce Williams a diffusé une vidéo, et parlé de ses meurtres sur Twitter et Facebook.
Bryce Williams a diffusé une vidéo, et parlé de ses meurtres sur Twitter et Facebook.

Après avoir assassiné deux personnes, Vester Lee Flanagan a diffusé une vidéo de ses meurtres sur Facebook. Ce n'est pas la première fois qu'un meurtrier profite des réseaux sociaux pour diffuser son action.

Mercredi, Alison Parker et Adam Ward, deux jeunes journalistes d'une chaîne de télévision américaine ont été exécuté en direct par Bryce Williams, dont le véritable nom est Vester Lee Flanagan, un ancien journaliste de la chaîne WDBJ7. Le tout sous l'oeil de la caméra du tueur, qui a intégralement filmé son acte avec de diffuser la vidéo sur Facebook. Rapidement reprise par les médias, cette dernière est devenue virale avant d'être progressivement retirée des sites des principaux médias d'information et tourne désormais sur les réseaux sociaux ou sur divers sites internet. Si le geste a choqué, ce n'est pas la première fois que des meurtriers filment leurs actes en direct ou les commentent sur Internet.

Luka Magnotta, le «dépeceur de Montréal», avait ainsi filmé, puis diffusé sur Internet, 10 minutes de vidéo le montrant en train de profaner le cadavre de Lin Jun, qu'il venait de tuer. Publiée, puis rapidement retirée de YouTube, la vidéo, postée le jour même du meurtre, est restée active durant de long mois sur des sites «gores». Cette vidéo avait été utilisée au procès de Luka Magnotta, condamné à 25 ans de prison.

Autre exemple macabre, celui de Mohamed Merah, qui était équipé d'une caméra de type GoPro, lors de ces tueries, à Montauban ou dans une école juive de Toulouse. Amedy Coulibaly, le tueur de l'Hyper Casher de la porte de Vincennes était, lui aussi, équipé d'une caméra de ce type et aurait filmé toutes ses actions. Ces deux terroristes n'ont pas, contrairement à Vester Lee Flanagan, mis en ligne leurs images. Les forces de l'ordre ne leur en ont probablement pas laissé le temps.

Les réseaux sociaux ont par ailleurs déjà été utilisés pour avouer un crime ou le populariser. Derek Medina, un Américain accusé d'avoir tué sa femme, avait ainsi posté la photo du cadavre de cette dernière sur Facebook après l'avoir tuée.  «Je vais aller en prison et je vais être condamné à mort, parce que j’ai tué ma femme. Je vous aime les gars. Vous allez me manquer. Prenez soin de vous. Et à tous les gens qui sont sur Facebook, vous allez me voir bientôt aux infos», avait-il posté.

Derek Medina a avoué le meurtre de sa femme sur Facebook.
Derek Medina a avoué le meurtre de sa femme sur Facebook.

Un autre homme, Canadien cette fois, avait expliqué, sur Facebook, le triple homicide de sa femme et de ses deux enfants. Randy Janzen avait ainsi reconnu sur le réseau social qu'il avait abattu sa fille, dépressive, pour mettre fin à ses souffrance. Puis il avait tué sa femme pour qu'elle «n'apprenne jamais la nouvelle de la mort de son bébé». Il avait enfin tué sa soeur pour qu'elle n'ait pas «à vivre avec cette honte». Comme Vester Lee Flanagan, il s'était suicidé par la suite.

Autre exemple mêlant réseaux sociaux et meurtres, celui de Daesh, qui a pris l'habitude de filmer ses exécutions et de les diffuser sur Internet. Mais dans ce cas précis, il s'agit avant tout de propagande.

Cette utilisation détournée des réseaux sociaux peut faire froid dans le dos, mais elle permet également parfois de rendre justice, photos ou vidéos étant utilisées comme preuves pour confondre les coupables. 

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