Le Royaume-Uni se dit incapable de chiffrer les victimes civiles qu'il a causées en Syrie et en Irak

Le Royaume-Uni se dit incapable de chiffrer les victimes civiles qu'il a causées en Syrie et en Irak© Yiannis Kourtoglou Source: Reuters
Un avion de chasse Typhoon de la RAF revient de mission en avril 2018.

L'ONG Action on armed violence avait publié début mars des documents de l'armée britannique qui ne reconnaissaient avoir fait qu'une seule victime civile en Syrie depuis 2014. Le ministre de la Défense Mark Lancaster a dû donner des explications.

Londres n'est pas en mesure de déterminer le nombre de civils tués lors des bombardements de l'aviation britannique en Syrie et en Irak. «Il est difficile d'établir avec exactitude ce qu'il s'est passé à la suite d'une frappe», a reconnu le ministre de la Défense, Mark Lancaster, cité par The Independent ce 2 avril.

Le ministre s'est empressé d'ajouter qu'il ne fallait toutefois pas déduire de ce constat que le Royaume-Uni prenait à la légère les victimes civiles. «Nous pensons que c'est absolument vital parce qu'il y a une corrélation entre les pertes civiles et une potentielle radicalisation [de la population touchée]», a-t-il développé devant une commission parlementaire. Et de marteler : «Il y a un lien direct»

Mark Lancaster réagissait ainsi à une polémique lancée au début du mois de mars par Action on armed violence (AOAV). Cette organisation, financée par la Norvège et des «Etats de l'OTAN», avait alors obtenu des documents officiels de l'armée britannique affirmant que les frappes de la Royal air force (RAF) sur les théâtres de guerre au Moyen-Orient n'avaient fait «qu'une seule victime civile», en Syrie, en 2014.  Dans le même temps, les autorités britanniques avançaient le chiffre de quelque 4013 «ennemis» tués en Syrie et en Irak entre septembre 2014 et janvier 2019. Aussi Mark Lancaster a-t-il tenu à expliquer une telle disproportion. «Nous n'affirmons pas qu'il n'y a eu qu'un seul civil tué du fait de notre engagement militaire», s'est-il défendu de la commission, avant de poursuivre : «Ce que nous disons, c'est que nous n'avons de preuves que pour une seule victime que nous pensons être un cvil.»

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