Un parfum nommé «Fascisme» : l'étrange clip de campagne de la ministre israélienne de la Justice

Un parfum nommé «Fascisme» : l'étrange clip de campagne de la ministre israélienne de la Justice© Capture d'écran Twitter/@Ayelet__Shaked

Mise en cause par ses opposants pour ses prises de position très droitières, la ministre israélienne de la Justice s'est défendue en publiant un clip de campagne décalé aux allures de publicité pour un parfum nommé... «Fascisme».

Images en noir et blanc, air de piano, voix off sensuelle... tous les codes publicitaires utilisés pour vendre du parfum figurent dans ce clip d'une quarantaine de secondes. Sauf que la femme que l'on voit à l’image n'est ni un mannequin, ni une starlette, mais la ministre israélienne de la Justice Ayelet Shaked en personne, et que le parfum avec lequel elle s'asperge lascivement s'intitule... «Fascime». 

«Révolution judiciaire», «Nomination des juges», «Séparation des pouvoirs», «Régulation de la Cour suprême», énumère en hébreux la voix off... «Pour moi, ça sent la démocratie», déclare ensuite Ayelet Shaked, face caméra en guise de chute.

Publié le 18 mars sur les réseaux sociaux, cette fausse publicité s'avère être en réalité un vrai spot de campagne pour les élections législatives israéliennes. La ministre de la Justice a ainsi privilégié le décalage et la provocation dans un pays où toute référence au fascisme soulève les passions. 

Car Ayelet Shaked essuie de nombreuses critiques dans son pays, notamment formulées par la gauche, en raison de sa volonté de réformer la justice et de ses charges contre la Cour suprême, dont elle veut limiter le pouvoir de contestation des décisions politiques. 

La femme politique, qui a créé avec le ministre sortant de l'Education, Naftali Bennett, un nouveau parti nationaliste non-religieux surnommé «Nouvelle droite», espère-t-elle grâce à ce clip se distancier de l'étiquette d'extrême-droite que lui attribuent ses adversaires ?

Elle n'est en tout cas pas la première personnalité politique du pays à user du décalage pour un clip de campagne. Son allié politique Naftali Bennett avait fait de même en 2014, entrant dans la peau d'un «hipster» passant son temps à s'excuser pour tourner en dérision la prétendue lâcheté de la gauche israélienne. 

Quelques mois plus tard, Benjamin Netanyahu s'était lui-même essayé à ce registre, jouant le rôle d'une baby-sitter dans un clip décalé baptisé Bibi-sitter.

Lire aussi : Netanyahou va-t-il perdre le pouvoir après dix ans à la tête d'Israël ?

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