L'«agression russe» : un fantasme bien commode pour les faucons de l'OTAN ?

L'«agression russe» : un fantasme bien commode pour les faucons de l'OTAN ?© Mikko Stig Source: Reuters
Le général Scaparrotti à Helsinki en août 2017 (image d'illustration).

Le général Scaparrotti, qui dirige la force EUCOM de l'OTAN, en Europe, a plaidé devant le Sénat américain pour obtenir plus de moyens face à ce qu'il a estimé constituer une «agression russe».

En plein retrait du traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire de la part de Washington, le général Curtis Scaparrotti, commandant suprême des forces alliées de l'OTAN, a ravivé, le 5 mars, le fantôme de l'«agression russe» lors d'une allocution devant le Sénat américain où il est venu plaider pour obtenir plus de moyens : plus de troupes, plus d'avions de combat, plus de missiles et plus navires pour «défendre» les alliés européens des Etats-Unis.

Devant la commission des services armés du Sénat, le général a expliqué qu'à son sens les Etats-Unis maintenaient leur supériorité militaire au niveau mondial, mais il a également fait état de l'«évolution des capacités russes» en la matière qui, à terme, pourraient menacer la prédominance américaine et même constituer un défi pour «la supériorité opérationnelle incontestée [des Etats-Unis] dans tous les domaines.»

Estimant que l'attitude militaire de la Russie était «de plus en plus agressive», Curtis Scaparrotti a donc demandé une aide de la part du Congrès américain afin de renforcer l'EUCOM (la force militaire européenne de l'OTAN qu'il dirige), notamment en matière navale, car la flotte russe serait, selon lui, en pleine expansion, surtout sous la surface des eaux.

Ces propos de la part du général Scaparrotti font écho à la présence croissante des Etats-Unis sur le sol européen depuis 2015, notamment en lien avec les tensions en Ukraine. Le terme d'«agression russe» avait déjà été utilisé à cette époque.

Interrogé au sujet de l'expiration programmée dans six mois du traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire et sur la préparation de l'EUCOM à ce désengagement, le général s'est fait moins disert : «Je ne sais pas si nous avons un plan à l'heure actuelle. Je peux seulement vous dire que nous en préparons une ébauche.»

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