L'Iran respecte toujours le traité sur le nucléaire, selon l'AIEA

L'Iran respecte toujours le traité sur le nucléaire, selon l'AIEA© Majid Asgari Source: Reuters
Ilmages d'illustration. Centrale nucléaire de Bushehr en Iran, à 1 200 kilomètres de Téhéran.

Selon le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique, les dernières inspections témoigneraient du respect par l'Iran de l'accord sur le nucléaire de 2015, au grand dam de Donald Trump qui a exprimé sa fureur dans un tweet.

Yukiya Amano, le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a affirmé dans un discours le 30 janvier que Téhéran respectait les obligations décrites dans le cadre de l'accord de Vienne, dit «accord sur le nucléaire iranien».

L'Iran respecte ses engagements

Lors des vœux annuels de l'organisme à Vienne, le directeur de l'organisme a en effet rappelé que le «programme nucléaire iranien» restait l'une des «priorités de l'agenda de l'agence». «Nous continuons à vérifier et superviser l'application par l'Iran de ses engagements au sujet du nucléaire pris dans le cadre du Joint Comprehensive Plan of Action [Accord sur le nucléaire iranien]». «L'Iran respecte ses engagements» à ce sujet, a affirmé Yukiya Amano, rappelant qu'il était essentiel que Téhéran continue à remplir ses obligations à la lettre. L'Iran a en effet annoncé qu'il recommencerait à enrichir l'uranium dans les limites de l'accord, après le rejet de celui-ci par Donald Trump en mai 2018, qui a été accompagné par de nouvelles sanctions économiques, particulièrement lourdes, contre le pays.

L'Agence dispose d'un accès à l'ensemble du territoire iranien, sur lequel elle conduit des vérifications de toutes natures sur les sites, continue à installer de caméras sur les sites sensibles et a posé des milliers de scellés sur du matériel nucléaire.

Ces propos de l'AIEA ont corroboré les conclusions des grandes agences de renseignement américaines, auditionnées au Sénat le 29 janvier. Ces annonces ont déclenché la fureur de Donald Trump, qui prétend que l'accord n'est pas respecté, et s'appuie sur cette opinion pour imposer des sanctions économiques au pays. Il a furieusement tweeté : «Les services secrets semblent très passifs et naïfs au sujet de la dangerosité de l'Iran. Ils ont tort ! Quand je suis devenu président, l'Iran causait des problèmes dans le monde entier, dans tout le Moyen-Orient et ailleurs. Depuis que j'ai rejeté le terrible accord sur le nucléaire iranien, ils sont TRES différents, mais...»

«...restent une source de danger potentiel et de conflit. Ils testent des missiles (la semaine dernière), et se rapprochent de la limite. Là-bas, l'économie s'effondre, ce qui est la seule chose qui les retient. Méfiez-vous de l'Iran ! Peut-être que les Services secrets devraient retourner à l'école !», a-t-il poursuivi dans un second message incendiaire.

Parallèlement, les pays européens qui commerçaient avec l'Iran, impactés aux aussi par les sanctions décidées par les Américains, ont mis au point un mécanisme permettant de les contourner. La France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne ont mis en place ce mécanisme, bien que les diplomates estiment qu'il sera insuffisant pour accompagner les plus grandes transactions commerciales, une condition pour maintenir l'accord. 

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