Californie : trop de participants «blancs», une manifestation féministe est finalement annulée

Californie : trop de participants «blancs», une manifestation féministe est finalement annulée© Shannon Stapleton Source: Reuters
Participants à la Women's march de Washington le 21 janvier 2017.

Les organisatrices de la marche féministe et multi-causes Women's march, devant avoir lieu le 19 janvier, ont finalement résolu d'annuler cette manifestation en raison d'une participation «massivement blanc[he]», jugée non représentative.

Déjà épinglée pour l'antisémitisme supposé de deux de ses co-présidentes nationales, la Women's march 2019 américaine est entachée par une nouvelle polémique. 

Le communiqué diffusé le 28 décembre sur Facebook par des organisateurs locaux de la marche pour le droit des femmes, mais aussi pour la réforme de l'immigration ou la reconnaissance des personnes LGBT, entre autres, de la ville d'Eureka, en Californie, a suscité de nombreuses interrogations outre-Atlantique. 

En effet, il a été décidé d'annuler l'événement, pourtant d'envergure internationale, au motif qu'un trop grand nombre de «blancs» y avaient participé lors des éditions précédentes. Un problème de représentativité qui aurait poussé les organisateurs locaux à cette décision radicale. 

«Jusqu'à présent, les participants étaient extrêmement blancs et échouaient à représenter les points de vue différents de notre communauté. Au lieu de poursuivre avec des acteurs cruciaux manquants, l'équipe organisatrice prendra du temps pour davantage de sensibilisation.», peut-on lire dans le texte d'explication publié par le «Women's march Eureka Cal», un comité qui n'apparaît pourtant pas parmi ceux présents sur le site officiel Women's march. 

Selon les informations du bureau de recensement local, 74% de la population du comté de Humboldt, dans lequel se trouve la ville d'Eureka est «blanche non hispanique». 

Accusations d'antisémitisme, d'anti-LGBTQIA et de racisme

Les critiques se multiplient au sujet des co-directrices de la Women's march, accusées de racisme, d'antisémitisme, mais aussi de possibles malversations financières. 

Dans un message publié sur Facebook, Teresa Shook, une des fondatrices historiques de l'événement, avait appelé le 19 novembre à la démission des quatre co-présidentes actuelles. 

Elle les accusait d'avoir «permis à l'antisémitisme, au sentiment anti-LGBTQIA et à la rhétorique haineuse et raciste», de devenir une partie intégrante du mouvement en ne se dissociant pas ouvertement des «groupes qui épousent ces croyances racistes et haineuses».

Lire aussi :«Le racisme anti-Blancs n'existe pas» : un sociologue fait polémique sur un média public (VIDEO)

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»