Trump pourrait utiliser les bases irakiennes pour intervenir en Syrie si nécessaire

Trump pourrait utiliser les bases irakiennes pour intervenir en Syrie si nécessaire© JONATHAN ERNST Source: Reuters
Le président américain Donald Trump donne un discours devant ses troupes sur la base d'al-Assad en Irak, le 26 décembre.

En visite en Irak, Donald Trump a justifié le retrait de ses troupes de Syrie, mais expliqué qu'il n'abandonnerait pas ses bases en Irak, d'où il pourrait – si nécessaire – intervenir à nouveau en Syrie...

En visite surprise le 26 décembre sur la base aérienne d'al-Assad en Irak, à environ 160 kilomètres à l'ouest de Bagdad, le président américain Donald Trump a profité de ce premier déplacement en zone de conflit depuis son élection pour défendre sa décision de retirer ses troupes de Syrie

«Je pense que beaucoup de gens vont adopter ma façon de penser. Il est temps que nous utilisions notre tête», a-t-il déclaré face aux soldats américains. «Nous sommes éparpillés à travers le monde. Nous sommes dans des pays dont la majorité des gens n'ont même pas entendu parler. Franchement, c'est ridicule», a-t-il encore lancé, dans un discours rappelant en filigrane ses promesses de campagne. 

«Les Etats-Unis ne peuvent pas continuer à être le gendarme du monde. C'est injuste quand le fardeau est entièrement sur nous», a-t-il poursuivi sur la même ligne, saluant de nouveau la promesse que lui a faite le président turc Recep Erdogan d'éliminer l'Etat islamique.

Mais le locataire de la Maison Blanche n'a pas conservé le même ton tout au long de son discours, et n'a pas hésité à défendre une ligne à l'exact opposé lorsqu'il a évoqué sa stratégie en Irak. Répondant à des questions de journalistes sur le sujet, le chef d'Etat a en effet déclaré qu'il n'envisageait en revanche «pas du tout» de retirer les troupes américaines d'Irak. Donald Trump est même allé plus loin, expliquant qu'il n'écartait pas la possibilité d'utiliser ce pays «en tant que base si [les Etats-Unis devaient] intervenir en Syrie».

«Si nous voyons [l'Etat islamique] faire quelque chose qui nous déplaît, nous pourrions les frapper si vite et si fort qu'ils ne réaliseraient même pas ce qui leur arrive», a-t-il ainsi précisé, sans exclure de «revenir aider» en Syrie si les circonstances le nécessitaient.

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