La diplomatie russe réagit à la lettre adressée par Saïf al-Islam Kadhafi à Vladimir Poutine

La diplomatie russe réagit à la lettre adressée par Saïf al-Islam Kadhafi à Vladimir Poutine© Ismail Zitouny Source: Reuters
Saif al-Islam, le fils de l'ex-dirigeant libyen Mouammar Kadhafi s'exprime lors d'un rassemblement à Tripoli, le 10 mars 2011.

Saïf al-Islam Kadhafi, qui ne cache pas son intention de diriger la Libye, aurait adressé une lettre à Vladimir Poutine. Pour la diplomatie russe, aucun des acteurs politiques libyens ne doit être exclu du processus politique national.

«Notre position est que personne ne doit être isolé et exclu d'un rôle politique constructif», a déclaré ce 24 décembre à l'agence Ria Novosti le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov, alors qu'il commentait une information rapportée quelques jours plus tôt par Bloomberg. Selon l'agence, un représentant de Saïf al-Islam Kadhafi, fils de l'ex-dirigeant libyen, aurait transmis aux responsables russes une lettre adressée à Vladimir Poutine.

Dans cette lettre, le fils de Mouammar Kadhafi aurait exposé au président russe sa feuille de route pour sortir le pays de la crise et demandé un soutien politique, alors qu'il brigue la présidence libyenne. L’agence américaine a par ailleurs affirmé que des diplomates russes s’étaient entretenus avec lui par liaison vidéo, peu après sa libération en juin 2017.

«Saïf al-Islam Kadhafi a le soutien de certaines tribus en Libye et cela devrait être inclus dans le processus politique», a également déclaré Mikhaïl Bogdanov.

Saïf al-Islam Kadhafi avait annoncé le 19 mars, par le biais de l’un de ses porte-paroles, Aymen Bourass, depuis Tunis, sa candidature à la prochaine présidentielle libyenne sous la bannière du Front populaire pour la libération de la Libye (FPLL). Toujours sous le coup d’un mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l'humanité, Saïf al-Islam Kadhafi avait été libéré dans le cadre d'une amnistie générale proclamée par le Parlement installé à Tobrouk (reconnu par la communauté internationale), après avoir été détenu près de six ans par la brigade Abou Bakr al-Sadiq, l'un des groupes armés contrôlant la ville de Zenten, au nord-ouest de la Libye. Depuis, il se serait réfugié dans la capitale tunisienne, selon plusieurs médias. Il n'est pas apparu en public depuis juin 2017.

Prévue initialement le 10 décembre 2018, l’élection présidentielle libyenne a été repoussée au printemps 2019, après la tenue d'une conférence nationale en début d'année prochaine, censée mettre fin à une période transition troublée par les crises politique et sécuritaire depuis l'intervention militaire de l'OTAN en 2011. 

Lire aussi : L’impuissance de la communauté internationale face à la crise libyenne

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