Vladimir Poutine en Crimée : la gestion de l'Ukraine depuis l'étranger est humiliante

Vladimir Poutine en Crimée Source: RIA NOVOSTI
Vladimir Poutine en Crimée

Lundi 17 août, Vladimir Poutine était en Crimée pour une visite de travail. En plus de l’Ukraine, des sujets vitaux pour la région, dont l’économie et le tourisme, ont été au centre des discussions entre le président russe et les autorités locales.

Le gouvernement ukrainien humilie son peuple

Lors de sa rencontre avec les représentants des associations publiques à but non lucratif en Crimée, le président russe a évoqué les relations entre la Russie et l’Ukraine en précisant que beaucoup d’Ukrainiens en âge d’être appelés sous les drapeaux se réfugiaient en Russie compte tenu de la situation difficile que connaît leur patrie. «Nous ne les en empêchons pas, au contraire nous prenons des décisions qui libéralisent au maximum l’arrivée des citoyens ukrainiens en Russie», a déclaré le président russe.

«Je suis persuadé que malgré toutes les difficultés actuelles, la situation en Ukraine se normalisera, que l’Ukraine commencera à se développer de manière positive et se débarrassera de cette pratique humiliante que nous voyons aujourd’hui, notamment lorsqu’un grand pays européen passe sous une gestion administrative extérieure où toutes les positions clés dans le gouvernement et dans les régions sont occupées par des citoyens étrangers», a souligné Vladimir Poutine. «Je crois que tout cela est une humiliation pour le peuple ukrainien», a-t-il poursuivi.

Néanmoins, le président russe a exprimé l’espoir d’un changement rapide de la situation en Ukraine, la qualifiant de «trouble». «J’espère qu’un jour la Russie et l’Ukraine pourront se développer ensemble», a encore précisé le président russe.

Faute de South Stream, les relations russo-bulgares se développent

En répondant à la question des relations avec la Bulgarie, le président russe a souligné que «la participation bulgare à l’OTAN était un fait accompli» mais que cela n’empêcherait pas le développement des relations russo-bulgares.

«Je ne sais pas si la Bulgarie se réjouit de sa participation à l’OTAN mais la décision est prise, c’est le choix souverain du peuple bulgare et nous le respectons malgré les difficultés liées à la réalisation de projets, notamment, dans la domaine énergétique, y compris South Stream», a-t-il déclaré en rappelant que Sofia avait refusé la réalisation du gazoduc South Stream sous la pression de la Commission européenne.

En savoir plus : Ce qu'il faut retenir du «Davos russe»

«Cela ne signifie pas que nous n’allons pas développer nos relations avec la Bulgarie. Nos pays sont proches historiquement et spirituellement, et nous allons développer la coopération dans tous les domaines», a-t-il souligné.

Les citoyens des BRICS sont bienvenus en Crimée

Au cours de la journée, beaucoup de questions et des propositions ont été soulevées pour le développement du tourisme. Vladimir Poutine a notamment proposé de simplifier le régime des visas pour les pays BRICS afin de faciliter un afflux des touristes étrangers.

«Pour attirer les touristes étrangers, il vaut mieux simplifier le régime des visas et élargir la pratique des échanges sans visas. On peut le faire pour tous les pays des BRICS», a déclaré l’homme fort du Kremlin lors de la session du présidium du Conseil d’Etat de la Fédération de Russie consacré au tourisme qui s’est déroulée à Yalta. 

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

Enquêtes spéciales