Des prisonniers californiens luttent contre les incendies de forêts pour obtenir une remise de peine

Les pompiers aux Etats-Unis © Robert Galbraith Source: Reuters
Les pompiers aux Etats-Unis

Les prisonniers luttant contre le feu ne reçoivent que deux dollars par jour et l'espoir d'une libération anticipée. Le gouvernement, lui, est toujours gagnant et parvient à économiser plusieurs dizaines de millions de dollars chaque année.

Quelques 4 000 prisonniers américains se livrent à des tâches extrêmement dangereuses : Après avoir passé des entrainements spéciaux organisés par le département de correction et de réhabilitation de Californie (DCRC), ils luttent contre les feux de forêts.

Etant donné que les prisonniers reçoivent moins de deux dollars par jours, les contribuables épargnent ainsi 80 millions de dollars chaque année. Les prisonniers, quant à eux, approchent le jour de leur libération, un jour de travail équivalant à deux jours de détention.

Pourtant, les autorités se refusent de clamer haut et fort que ce programme est idéal puisque les prisonniers risquent leurs vies.

«Lorsque les détenus se portent volontaires, nous ne leur cachons pas que ce travail est dangereux», a déclaré le porte-parole du DCRC, Bill Cessa. «Il ne s'agit pas d'éteindre de petits feux. Là où travaillent les détenus, les flammes peuvent atteindre 30 mètres», a-t-il poursuivi.

Les partisans de ce programme insistent sur le fait que cette praxithérapie favorise la correction des prisonniers, tandis que ses détracteurs qualifient ces méthodes d'«esclavagistes».

«C’est une nouvelle forme d’esclavage. La seule différence est qu'il n'y a pas de fouets», a déclaré un prisonnier, Demetrius Barr.

Toutefois, la majorité est d’accord avec le porte-parole du département des forêts et de protection contre les incendies Daniel Berlant. «Les prisonniers sont en dehors de leurs murs, ils font du bon travail et acquièrent une compétence qu’ils n’auraient pas reçu ailleurs», a précisé ce dernier.

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

Social comments Cackle
Enquêtes spéciales