Jambon a-t-il fait appel à l'armée pour encadrer des sommets à Bruxelles face à la grogne policière?

Jambon a-t-il fait appel à l'armée pour encadrer des sommets à Bruxelles face à la grogne policière?© NICOLAS MAETERLINCK Source: AFP
Policiers belges (image d'illustration).

Les agents de police qui devaient encadrer les sommets européens des 17, 18 et 19 octobre ayant mis à exécution leur menace de se faire porter pâles par centaines si leur ministre ne les rencontrait pas, ce dernier a-t-il dû faire appel à l'armée ?

Confrontés à une réforme de l'arrêt maladie, à un contexte sécuritaire peu favorable et à un manque de personnel, les fonctionnaires de police belges ont dit stop en boycottant le sommet européen Eurotop et le sommet Asia-Europe Meeting (ASEM) à Bruxelles qui se tient les 18 et 19 octobre. S'estimant «méprisés» par leur ministre de la Sécurité  et de l'Intérieur, Jan Jambon, les policiers sont allés au bout de leur démarche sociale initiée au mois de septembre, à tel point que, selon les informations de DH.net, le ministre aurait été contraint de faire appel à l'armée afin de combler les trous dans la raquette sécuritaire et aurait ainsi fait converger 150 militaires vers Bruxelles en amont des deux sommets. Interrogé à ce sujet par les députés le 18 octobre, Jan Jambon n'a cependant pas répondu aux questions lui demandant de confirmer ou infirmer l'appel à l'armée, belge et luxembourgeoise, ainsi qu'à des services de police étrangers, selon les informations de 7sur7.

Interrogé par RT France le 17 octobre, Thierry Bellin, le secrétaire national du SNPS, un syndicat policier belge, avait pronostiqué une telle décision : «Je ne vois pas ce que peut faire Jan Jambon à part faire appel à l'armée.»

Selon les syndicats de police, Jan Jambon a refusé de participer aux récentes réunions de travail des partenaires sociaux policiers en rapport avec la réforme du congé maladie dans le service public qui doit être actée avant la fin de l'année.

Réquisitionnés en amont des deux sommets en début de semaine par des bourgmestres qui s'inquiétaient après avoir entendu des rumeurs de mouvement social, les policiers ont donc eu recours à l'arrêt maladie afin de ne pas faire grève, mais d'être malgré tout entendu par leur ministre. Le mouvement de grogne couvait et prenait déjà de l'ampleur depuis plusieurs semaines en marge des grèves de la fonction publique.

Selon les informations du journal Le Soir, dans la zone de police Bruxelles-Capitale/Ixelles, 645 agents de police se sont déclarés malades le 18 octobre... Le site DH.net évoquait pour sa part «des milliers de policiers» se faisant porter pâles.

Interrogé par DH.net, le président du syndicat des forces de police SNPS à Bruxelles, Mario Thyse a déploré la détérioration du dialogue entre le ministre et les fonctionnaires de police : «Cela fait des mois que nous disons au ministre Jan Jambon que c’est invivable, mais il l’a toujours ignoré et l’a encore fait hier [le 17 octobre].»

Lire aussi : «Méprisés», les policiers belges se font porter pâles pour un sommet à Bruxelles (ENTRETIEN)

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