Vladimir Poutine participe à la 15e réunion annuelle du Club Valdaï à Sotchi

Le président russe participe ce 18 octobre à Sotchi à la 15e réunion annuelle du Club de discussion Valdaï. Vladimir Poutine évoquera à cette occasion les grands dossiers internationaux.

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  • «J'aimerais remercier tous les experts [... ] de venir en Russie pour nous parler parce que ça nous donne la possibilité de faire comprendre notre position», a conclu Vladimir Poutine, mettant un terme à plus de deux heures et demie de questions et de réponses.

  • Prenant la parole en anglais, l'ex-Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin s'est inquiété d'un niveau de «dangerosité» selon lui inédit dans le monde. Et de s'interroger : «Comment développer une culture de la paix ?»

    «Evidemment nous pourrions parler de ce sujet très très longtemps», a observé Vladimir Poutine. Et le président de poursuivre en notant que la disparition de l'URSS avait donné lieu à un monde unipolaire dominé par les Etats-Unis, et de voir une solution possible dans un monde où les relations seraient multilatérales.  «Je pense que c'est inévitable, plus vite cela arrive mieux c'est», a-t-il conclu.

  • Vladimir Poutine a abordé le sujet controversé de la réforme des retraites en Russie. Selon lui, c'est une mesure inévitable à laquelle il faudra tôt ou tard recourir. Dans le même temps, le président a souligné qu'il comprenait parfaitement les personnes qui ne souhaitaient pas relever l'âge de la retraite.

    «Savez-vous quel est la particularité de la Russie ? Nous avons des gens intelligents. Ils n'approuvent pas [cette mesure], mais ils comprennent que l'État se doit de le faire», a-t-il déclaré.

  • Vladimir Poutine a noté la réorientation de l’économie russe, se détournant de l’Europe vers l’Asie. Et le président russe de comparer les Etats-Unis à un empire reposant sur le dollar.

    «Je ne veux blâmer personne [...]Ce sont des empires qui peuvent se permettre d’avoir des pertes mais à un moment les pertes dépassent les capacités et le potentiel de l’empire […] et apparemment nos amis ont agi de cette façon», a-t-il commenté.

  • Revenant sur l'affaire Khashoggi, ce journaliste disparu après s'être rendu au consulat de l'Arabie Saoudite d'Istanbul en Turquie, Vladimir Poutine a pointé du doigt Washington.

    «Il a vécu aux Etats-Unis. C’est de la responsabilité des Etats-Unis», a-t-il estimé, déclarant qu'il n'endommagerait pas les relations entre la Russie et l'Arabie saoudite avant de savoir ce qu'il s'était réellement passé dans le consulat saoudien d'Istanbul.

  • Un producteur de fromage russe remercie Vladimir Poutine pour les sanctions. Le président russe corrige : «Il faut remercier les Américains.»

    Les sanctions économiques imposées depuis 2014 à la Russie par les Occidentaux ont, paradoxalement dopé le secteur agro-alimentaire russe, en créant de facto des conditions protectionnistes favorables aux producteurs russes. «Il faut créer de la concurrence sur le marché», a tempéré Vladimir Poutine.

  • Le modérateur de la discussion a observé, à la forme interrogative : «Vous êtes l’une des trois personne sur lesquelles repose le monde...»

    «Et alors ?», a rétorqué Vladimir Poutine.

    «Ca ne vous fait pas peur ?», a clarifié le modérateur.

    «Non», a répondu Poutine.

  • Vladimir Poutine a déclaré que Moscou ne serait prêt à utiliser les armes nucléaires que si la Russie était  convaincue que l’agresseur était sur le point d'attaquer. «Lorsque nous voyons que l'attaque est dirigée contre la Russie, ce n'est qu'après que nous ripostons. Bien sûr, c’est une catastrophe, mais nous ne pouvons pas en être l’initiateur», a-t-il déclaré.

    «L’agresseur devrait savoir que nous, les martyrs, nous irons au ciel et que l’agresseur va simplement crever simplement avant qu’il ne se repente», a-t-il lancé.

  • Vladimir Poutine a de nouveau abordé le sujet de la Crimée: «La Crimée est à nous mais pas parce qu'on est venu la prendre», a-t-il déclaré faisant référence au référendum tenu en 2014.

    «Nous sommes tous démocrates ici. Qu'est ce que la démocratie? Le pouvoir du peuple, qui est vérifié par des référendums. Les gens sont venus en Crimée et ont voté. Il n'y a pas eu de référendum au Kosovo », a-t-il ajouté.

  • Question posée à Poutine: «De quels conflits la Russie at-elle peur ?»

    Réponse : «Aucun. Nous n'avons peur de rien du tout. Nous avons un pays avec un tel territoire, avec une telle défense, avec une telle population, prêt à défendre ses intérêts »

    Vladimir Poutine a  ajouté que tous les pays ne prédisposaient pas les citoyens à donner leur vie pour leur patrie. «Nous en avons un», a-t-il déclaré.

Découvrir plus

Attendu ce 18 octobre à la 15e réunion annuelle du Club de discussion Valdaï, le président russe Vladimir Poutine devrait s'exprimer sur les grands dossiers de l'actualité internationale. 

Le Club de discussion Valdaï est un forum international annuel qui vise à rassembler des experts pour discuter de sujets internationaux importants.

Lire aussi : Corée du Nord, Syrie, JO... Retour sur les points forts du discours de Poutine au Club Valdaï (2017)

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