Allemagne : l'AfD provoque une levée de boucliers en lançant une section «juive»

Allemagne : l'AfD provoque une levée de boucliers en lançant une section «juive»© Michaela Rehle Source: Reuters
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La création d'une section «juive» au sein du parti de droite anti-immigration, Alternative für Deutschland (AfD), a provoqué un tollé en Allemagne. Une manifestation s'est notamment tenue à Francfort pour dénoncer l'antisémitisme supposé de l'AfD.

«Vous n'obtiendrez pas un coup de tampon casher de notre part», a prévenu la présidente de l'Union des étudiants juifs d'Allemagne lors d'une manifestation à Francfort le 7 octobre qui a réuni 250 personnes contre le parti de droite dure, Alternative für Deutschland (AfD). La syndicaliste réagissait ainsi à l'annonce faite par l'AfD de la création d'une section de militants juifs au sein du parti. 

Celui-ci, baptisé «Les juifs dans l'AfD», fait notamment valoir son opposition à l'immigration massive d'hommes musulmans aux vues antisémites en Allemagne. Pour l'heure, ce groupe se compose de seulement 19 personnes.

Cette initiative a provoqué une levée de boucliers au sein des organisations communautaires juives allemandes qui ont paradoxalement dénoncé l'antisémitisme et le racisme de l'AfD. Dans un communiqué du 6 octobre, le Conseil central des juifs d'Allemagne dénonçait ainsi l'antisémitisme supposé de ce parti anti-immigration : «L'AfD est un parti qui offre un refuge à la haine des juifs et qui relativise l'holocauste, voire qui le nie.»

La députée Beatrix von Storch a pris la défense de son parti lors d'une interview publiée le 7 octobre dans le quotidien Welt am Sonntag. Elle a notamment qualifié le Conseil central des juifs d'Allemagne d'«Eglise officielle» et a estimé que l'institution faisait «partie de l'establishment».

L'AfD se montre régulièrement très critique à l'égard de la politique migratoire menée par la chancelière Angela Merkel entre 2015 et 2017 et s'est taillé la part du lion à la chambre basse du Parlement (Bundestag) en y raflant plus de 90 sièges.

Lire aussi : L'immigration, «mère de tous les problèmes» selon le ministre de l'Intérieur allemand

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