Des actions «défensives» : quand l'OTAN n'aime pas que Poutine lui rappelle son expansion à l'Est

Des actions «défensives» : quand l'OTAN n'aime pas que Poutine lui rappelle son expansion à l'Est
Des soldats américains prennent part à un exercice de l'OTAN en Géorgie le 15 août 2015, photo ©Irakli Gedenidze/Reuters

En marge de sa rencontre avec le président de la Finlande, Vladimir Poutine a, une fois de plus, rappelé une simple réalité géographique : au prétexte d'une menace russe, l'OTAN renforce avec constance sa présence aux frontières de la Russie...

L'OTAN et la Russie ne sont pas près de partager une même vision de la mappemonde, ni de la notion de menace. Mise en cause ce 22 août, l'alliance militaire héritée de la guerre froide a vivement répondu à Vladimir Poutine ce même jour.

«Les actions de l'OTAN sont défensives, proportionnées et totalement conformes à nos engagements internationaux», a ainsi protesté la porte-parole de l'organisation militaire Oana Lungescu dans un courriel adressé à l'agence Reuters. Ce message répondait à une déclaration faite quelques heures plus tôt par le président russe.

En marge de sa rencontre avec son homologue finlandais Sauli Niinisto à Sotchi, Vladimir Poutine avait pointé une fois de plus l'extension de l'OTAN jusqu'aux frontières russes. «Bien entendu, nous devons garder un œil sur ce qu'il se passe là et nous devons renforcer nos infrastructures [militaires sur le sol russe]», a alors estimé le président russe, cité par l'agence Tass. «Nous devons répondre à l'apparition d'unités de systèmes de missiles de défense américains à proximité de nos frontières», a-t-il précisé.

Une réponse symétrique de la Russie à l'extension de l'OTAN à ses frontières

Le 19 juillet dernier, devant les ambassadeurs russes réunis à Moscou, Vladimir Poutine commentait de la même manière la montée en puissance de l'OTAN vers l'Est et la militarisation du continent européen sous couvert de menace russe supposée. «Nous répondrons de façon proportionnelle aux manœuvres agressives qui représenteraient une menace directe pour la Russie», avait-il prévenu. Et d'ajouter, faisant un lien avec les sanctions économiques, financières et diplomatiques contre la Russie : «Nos interlocuteurs qui parient sur une exacerbations des sanctions, ou qui tentent, disons, d'attirer l'Ukraine ou la Géorgie dans l'orbite de l'Alliance [OTAN] devraient réfléchir aux conséquences possibles de cette politique irresponsable.»

La réaction épidermique de l'OTAN ce 22 août peut s'expliquer par l'enjeu que représentent la Finlande et la Suède. Les deux pays forment à eux deux le groupe informel des pays nordiques neutres. En théorie du moins. Sans aller jusqu'à l'intégrer, les deux pays ont multiplié les exercices conjoints avec l'alliance militaire dirigée par les Etats-Unis. En août 2017, se prévalant peut-être un peu trop tôt d'une autorisation, deux avions de chasse espagnols avaient violé l'espace aérien finlandais afin d'intercepter deux appareils russes... au-dessus des eaux neutres de la mer Baltique.

Lire aussi : Bruxelles et l'OTAN main dans la main pour préparer les pays européens à la guerre

  

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