De «boucher» à «véritable interlocuteur» : Bachar el-Assad dans les bonnes grâces de Lieberman ?

De «boucher» à «véritable interlocuteur» : Bachar el-Assad dans les bonnes grâces de Lieberman ?© Handout Source: Reuters
Le président syrien Bachar el-Assad en mai 2018 (image d'illustration).

Le ministre de la Défense israélien, Avigdor Lieberman, a estimé ce 2 août que la situation en Syrie était revenue «à un niveau semblable à celui d'avant la guerre civile», voyant en Bachar el-Assad  «un véritable interlocuteur».

Alors qu'il visitait des installations de défense anti-aérienne dans le nord d'Israël ce 2 août, le ministre israélien de la Défense, Avigdor Lieberman s'est exprimé au sujet de la Syrie et de son président Bachar el-Assad. «De notre point de vue, la situation semble revenir à un niveau semblable à celui d'avant la guerre civile, ce qui signifie qu'il y a un véritable interlocuteur, quelqu'un de responsable et un pouvoir central», a-t-il notamment déclaré à la presse.

A la question de savoir si Israël serait moins préoccupé par de possibles tensions dans le Golan, le ministre a répondu : «Je le crois. C'est également dans l'intérêt de [Bachar el-]Assad, parce qu'il comprend ce qu'il se passerait si les choses ne revenaient pas à la situation d'avant [la guerre civile].»

Avigdor Lieberman a également mis en avant «trois conditions» pour que l'Etat d'Israël n'interfère pas sur le territoire syrien, la première étant le respect de l'accord de 1974 par le gouvernement syrien sur la séparation des forces entre Israël et la Syrie. Le ministre a également exigé que le territoire syrien ne soit pas «utilisé comme avant-poste iranien contre l'Etat d'Israël» et ne serve pas comme lieu de passage pour les armes destinées au Hezbollah au Liban. Sur ce point, alors que Moscou a annoncé le même jour qu'il allait déployer sa police militaire sur le plateau du Golan situé à la frontière entre la Syrie et Israël, les forces pro-iraniennes ont accepté de faire reculer leur armement lourd à 85 kilomètres de la frontière.

«Dès lors que ces trois conditions sont remplies, nous n'avons aucun intérêt à interférer sur le territoire syrien. Dans le cas contraire, nous agirons dans l'intérêt de la sécurité de l'Etat d'Israël», a poursuivi le ministre israélien de la Défense. 

En décembre 2016, lors d'une conférence de juifs originaires de l'ex-URSS à Eilat, ce même Avigdor Lieberman déclarait que Bachar el-Assad était un «boucher capable de massacres et de meurtres». Et d'ajouter : «Je crois qu’au bout du compte, il est de notre intérêt que lui et les Iraniens soient chassés de Syrie.» Le signe d'un apaisement entre la Syrie et Israël ? 

Lire aussi : La Russie va déployer sa police militaire sur les hauteurs du Golan

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies. Cliquez ici pour en savoir plus.

Accepter