Un ancien garde du corps présumé de Ben Laden expulsé d'Allemagne

- Avec AFP

Un ancien garde du corps présumé de Ben Laden expulsé d'Allemagne Source: Reuters
Oussama ben Laden dans une de ses vidéos avant sa mort

Sami A, ancien garde du corps présumé d'Oussama ben Laden, a été expulsé d'Allemagne ce 13 juillet vers la Tunisie. A son arrivée, il a directement été arrêté par les autorités locales.

Un Tunisien, présenté comme étant un ancien garde du corps d'Oussama Ben Laden, a été expulsé d'Allemagne et remis le 13 juillet à la Tunisie où il a été immédiatement appréhendé par les autorités, selon plusieurs responsables allemands et tunisiens.

L'homme, présenté comme Sami A. par les autorités allemandes et comme Sami Idoudi par la Tunisie, «a été reconduit en Tunisie et remis aux autorités tunisiennes», a expliqué la porte-parole du ministère allemand de l'Intérieur Annegret Korff, alors qu'il avait été interpellé fin juin en vue de son extradition.

«Il a été arrêté juste à son arrivée à Tunis», a déclaré de son côté à l'AFP, Sofiene Sliti, porte-parole du pôle anti-terroriste tunisien.

Selon Sofiene Sliti, le suspect a suivi «des entraînements en Afghanistan et c'est [l'ancien] garde du corps d'Oussama ben Laden», tué en 2011 par les Américains.

Cette reconduite en Tunisie est intervenue bien qu'un tribunal de Gelsenkirchen, dans la Ruhr, ait ordonné le 12 juillet au soir en référé qu'il ne soit pas expulsé en attendant l'examen approfondi de son dossier. Mais selon un porte-parole de la cour interrogé par l'agence allemande DPA, le tribunal n'a informé les services allemands d'immigration que le matin du 13 juillet par fax de cette décision.

Entre temps, l'homme âgé de 42 ans, et arrivé en Allemagne pour la première fois en 1997, avait déjà été renvoyé vers la Tunisie.

L'Office allemand des migrations avait levé fin juin une interdiction d'expulsion à son encontre, rendant ainsi son renvoi vers la Tunisie possible. Mais ce dernier avait déposé un recours en justice contre cette décision.

Son expulsion a longtemps été bloquée par la justice allemande en raison des risques de torture qu'il encourait s'il venait à être remis aux autorités tunisiennes.

Marié et père de famille, cet homme vit depuis 2005 à Bochum, dans l'ancien bassin industriel de la Ruhr. En avril, il avait été classé comme personne dangereuse par les autorités régionales de Rhénanie du Nord-Westphalie.

En 2015, une cour de justice allemande avait jugé que Sami A. avait soutenu Al-Qaïda et participé à la fin des années 1990 à un entraînement militaire dans un camp de l'organisation en Afghanistan.

L'intéressé avait nié ces affirmations et réfuté avoir été le garde du corps d'Oussama ben Laden, assurant avoir suivi une formation religieuse au Pakistan durant cette période.

Un demandeur d'asile afghan avait été expulsé d'Allemagne l'an dernier avant d'y être ramené en raison d'une décision de justice interdisant son expulsion. Il a depuis obtenu le statut de réfugié.

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