L'OTAN ne veut pas isoler la Russie malgré «l'annexion» de la Crimée

L'OTAN ne veut pas isoler la Russie malgré «l'annexion» de la Crimée © Emmanuel DUNAND Source: AFP
Le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg

Crimée, ingérence, attaque à Salisbury : le secrétaire général de l'OTAN a estimé que les actions attribuées par les Occidentaux à la Russie ne pouvaient servir d'argument pour l'isoler, soulignant l'importance de maintenir le dialogue avec Moscou.

Lors de l'ouverture du sommet de l'OTAN à Bruxelles le 11 juillet, le secrétaire général Jens Stoltenberg a reformulé les poncifs anti-russes de l'Alliance atlantique. Même si cette réunion s'annonce particulièrement tendue entre Donald Trump et ses alliés, le secrétaire général a ajouté qu'il ne fallait pas pour autant chercher à isoler la Russie.

«Nous ne reconnaissons pas l'annexion de la Crimée, nous ne reconnaissons pas la propagande [russe], les actions dans le cyberespace, l'ingérence dans les élections, nous avons vu ce qui s'est passé à Salisbury», a-t-il ainsi commencé, reprenant pêle-mêle toutes les accusations portées par les Occidentaux contre Moscou depuis plusieurs mois, dans des propos rapportés par l'agence Tass.

Je suis convaincu que, surtout dans un contexte où la tension est forte, nous avons besoin d'un dialogue avec la Russie

«Mais je ne pense pas que ce soient des arguments pour isoler la Russie. Je suis convaincu que, surtout dans un contexte où la tension est forte, nous avons besoin d'un dialogue avec la Russie», a-t-il poursuivi avant de conclure : «La Russie est notre voisin, la Russie ne va partir nulle part.»

Par le passé, Jens Stoltenberg avait souligné à plusieurs reprises que même dans l'éventualité où les relations entre l'OTAN et la Russie ne s'amélioreraient pas, des contacts entre les deux parties étaient nécessaires pour éviter une nouvelle escalade des tensions.

Depuis 2014, l'Alliance atlantique renforce sa présence militaire en Europe, et plus particulièrement aux portes de la Russie, utilisant le prétexte de la crise ukrainienne pour y déployer des troupes et des équipements. Une attitude critiquée par Moscou, comme l'a encore fait le 11 juillet le ministre de la Défense Sergueï Choïgou dans les colonnes du journal italien Il Giornale. Le ministre y regrette l’extension de l'Alliance en Europe de l'Est, malgré les promesses qu'elle avait faites aux dirigeants soviétiques durant la réunification de l'Allemagne.

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