Législatives partielles : défaite de LREM dans le Loiret, victoire à Mayotte

Législatives partielles : défaite de LREM dans le Loiret, victoire à Mayotte © MARTIN BUREAU Source: AFP
La député Ramlati Ali est entourée de ses collègues de la République en Marche à l'Assemblée nationale

Dans le Loiret le candidat LR Jean-Pierre Door s’est imposé face à son adversaire LREM Mélusine Harlé. Scénario inverse à Mayotte où la candidate LREM Ramlati Ali a été réélue face à son rival LR Elad Chakrina.

Le parti de la majorité présidentielle affiche un bilan en demi-teinte au terme du second tour des législatives partielles qui ont lieu le 25 mars dans le Loiret et à Mayotte.

Dans la 4e circonscription du département de la région du Centre-Val de Loire, Jean-Pierre Door, député sortant Les Républicains (LR), s’est largement imposé face à la candidate LREM Mélusine Harlé avec 67,08% des voix. Le maire de Montargis, contraint de repartir en campagne avec l’invalidation de son élection en décembre dernier – le Conseil constitutionnel avait décidé d’annuler l’élection en raison de la diffusion de messages de propagande électorale – cédera son fauteuil de premier édile et de président de l'agglomération en vertu de la loi sur le non-cumul des mandats. Cette élection a été fortement boudée par les électeurs, puisque le taux d’abstention a dépassé les 71%.

Mayotte, lot de consolation pour LREM

A Mayotte, la candidate Ramlati Ali a quant à elle permis au parti LREM de sauver les meubles à la faveur de sa victoire face au candidat LR Elad Chakrina. Malgré le soutien inattendu du Front national, ce dernier n’a pu rivaliser avec sa concurrente qui a remporté 54,99% des suffrages exprimés selon des résultats quasi définitifs rendus public par la préfecture de l’île. La participation s’est quant à elle élevée à 41,19%, en nette hausse par rapport au premier tour (30,39%) malgré la persistance d’un mouvement social depuis un mois qui paralyse l’île.

Pour autant cette victoire du parti d’Emmanuel Macron aurait pu ne pas être à l’ordre du jour. En effet, la candidate s’est présentée «sans étiquette» lors du premier tour du scrutin. Après avoir fait campagne en juin 2017 sous la bannière du Parti socialiste, elle avait finalement décidé de siéger au sein du groupe LREM à l’Assemblée nationale. Un ralliement contrarié par sa mise en examen le 14 février dernier pour «complicité de fraude électorale». Après avoir marqué un temps ses distances, LREM s’est finalement empressée de lui apporter son soutien dès la publication des résultats, plutôt favorables, du premier tour…

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