«Si l'Iran développe une bombe nucléaire, nous ferons de même», assure le prince héritier saoudien

«Si l'Iran développe une bombe nucléaire, nous ferons de même», assure le prince héritier saoudien© Dan Kitwood / POOL
Le prince Mohammed ben Salmane à Londres le 7 mars 2018.

Le prince d'Arabie saoudite Mohammed Ben Salmane a révélé que son pays se doterait de l’arme atomique si l’Iran le faisait. Il en a profité pour comparer le Guide suprême à Hitler. Téhéran a riposté en le traitant de «simple d’esprit».

Le prochain roi d'Arabie saoudite, le prince héritier Mohammed ben Salmane, a affirmé dans une interview accordée à CBS qu'il entrerait dans la course aux armes nucléaires si l'Iran venait à développer sa propre bombe atomique. 

Dans une des rares interviews qu'il ait accordées à des médias occidentaux, le prince Mohammed ben Salmane a révélé ses intentions concernant l'arme atomique, comme en atteste un extrait de l'émission 60 minutes dévoilé le 15 mars par la chaîne américaine CBS. «L’Arabie Saoudite n’a aucune intention de se doter de la bombe nucléaire. Mais soyez assuré que si l’Iran parvenait à en développer une, nous ferions immédiatement de même», a-t-il affirmé.

Le prince a fait cette déclaration alors que vient d'être annoncée l'entrée de son pays dans un programme nucléaire civil de production d'énergie, afin de moins dépendre du pétrole à l'avenir. Il s'est ensuite permis de qualifier le Guide suprême iranien de «nouvel Hitler». 

Bahram Ghassemi, le porte-parole de la diplomatie iranienne, a répliqué le 16 mars sur le site de son ministère : «Ces propos n'ont pas de valeur. [...] Ils émanent d'un simple d'esprit plein d'illusions qui ne prononce que des paroles amères et mensongères.»

L’Iran est quant à lui actuellement assujetti à l’accord sur le nucléaire iranien, un traité international signé en 2015, qui restreint le programme atomique et limite l’enrichissement de l’uranium. L'estimant peu contraignant et peu sûr, Donald Trump a encore récemment pressé les autres signataires de l'accord d'exiger davantage de garanties, provoquant de sèches réactions de Téhéran. 

Lire aussi : A Londres, des centaines de personnes défilent contre l’arrivée du prince saoudien

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