Bachar el-Assad : «Il n'y a aucune contradiction entre la trêve et les opérations de combat» (VIDEO)

Bachar el-Assad : «Il n'y a aucune contradiction entre la trêve et les opérations de combat» (VIDEO)© Sana Source: Reuters
Le président syrien, Bachar el-Assad, illustration

A l'occasion d'une conférence de presse, le président syrien a confirmé la volonté de son gouvernement de mettre fin au terrorisme dans la région de la Ghouta et a affirmé que cette opération pouvait être menée en même temps que la trêve humanitaire.

Dans une adresse à la presse, le président syrien Bachar el-Assad a promis de poursuivre les opérations engagées contre le terrorisme dans la région de la Ghouta, tout en redoublant d'efforts pour évacuer les civils.

Le président syrien a annoncé : «Nous continuerons à combattre le terrorisme. Et l'opération de la Ghouta s'inscrit dans le prolongement de la lutte contre le terrorisme. Il n'y a aucune contradiction entre la trêve et les opérations de combat. Les progrès accomplis hier et avant-hier dans la région de la Ghouta par l'armée syrienne ont été réalisés pendant la trêve. Nous devons donc poursuivre cette opération en parallèle tout en ouvrant la voie aux civils.»

Lors de son allocution, Bachar el-Assad a également évoqué l'«écrasante majorité» de civils dans la Ghouta qui «veulent se défaire de l'emprise des terroristes» et a déploré que l'Occident ne se soucie des «droits de l'homme» que lorsque l'armée syrienne réalise des avancées significatives. Le chef du gouvernement syrien a de nouveau nié les allégations faisant état d'utilisation d'armes chimiques par son gouvernement. Il a estimé qu'il s'agissait d'une forme de chantage diplomatique de la part des Etats occidentaux et d'un prétexte utilisé pour attaquer l'armée syrienne.

Une trêve humanitaire difficile à tenir

Le 27 février, l'ONU a constaté la reprise des combats dans la Ghouta orientale, à proximité de Damas, malgré l'annonce par Moscou d'une trêve humanitaire quotidienne, conformément à la résolution du Conseil de sécurité du 24 février. 

L'agence syrienne Sana a, de son côté, fait état de tirs de roquettes sur Damas en provenance de l'enclave rebelle, visant les couloirs humanitaires prévus pour laisser sortir les civils. Concernant les efforts russes sur le terrain afin de favoriser l'ouverture de ces corridors malgré les tirs rebelles, Jean-Yves Le Drian a sobrement salué «une avancée». «Je pense qu'il faudra aller plus loin», a-t-il encore jugé.

Depuis fin février, les combattants de groupes djihadistes comme Fatah el-Cham (ancien Front al-Nosra, lié à al-Qaïda) ou l'Armée de l'islam poursuivent leur stratégie dans la Ghouta orientale qui consiste à empêcher les civils de quitter la zone. Le 28 février, plusieurs civils ont été tués en tentant de fuir, comme l'a rapporté le général Vladimir Zolotoukhine, porte-parole du Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie. Moscou, qui a appelé à plusieurs reprises les militants à observer le cessez-le-feu et à laisser les civils fuir la zone, considère que ces derniers sont détenus comme «boucliers humains» pour mettre fin aux frappes des forces gouvernementales.

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