Angelina Jolie va collaborer avec l'OTAN pour lutter contre les viols en zone de guerre

Angelina Jolie va collaborer avec l'OTAN pour lutter contre les viols en zone de guerre
Angelina Jolie et Jens Stoltenberg au siège de l'OTAN à Bruxelles le 31 janvier 2018, photo ©Yves Herman/Reuters

L'actrice américaine, qui est aussi ambassadrice de bonne volonté du Haut commissariat aux réfugiés de l'ONU, et le chef de l'OTAN sont tombés d'accord : les violences sexuelles dans les conflits sont inacceptables et doivent être combattues.

Un jour à l'Organisation des Nations unies (ONU), l'autre au palais de l'Elysée, comme ce 30 janvier 2018, où Brigitte Macron avait reçu la star hollywoodienne dans son bureau personnel et le suivant aux côtés du secrétaire général de l'Organisation du Traité de l'Atlantique-Nord (OTAN) : le parcours politique d'Angelina Jolie, qui côtoie parfois les plus hautes sphères du pouvoir, se poursuit.

Dans le cadre de sa tournée européenne, la star américaine, qui est également ambassadrice de bonne volonté du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), s'est rendue à Bruxelles, ce 31 janvier pour y rencontrer le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg L'objectif ? Dénoncer l'utilisation du viol comme «arme de guerre». «C'est utilisé comme un outil de contrôle politique, de terrorisme et de nettoyage ethnique. C'est une cause majeure dans la création des flux de réfugiés», a-t-elle analysé en conférence de presse, concédant par ailleurs que les abus sexuels étaient un fléau touchant aussi «l'industrie d'Hollywood». 

Jens Stoltenberg n'a pu que tomber d'accord avec l'actrice et faire le même constat. «La violence sexuelle est une tactique de guerre [utilisée] contre des femmes et des jeunes filles, mais aussi des hommes et des garçons. L'OTAN fait déjà beaucoup pour répondre à ce problème, mais nous pouvons faire plus», a ainsi confirmé le secrétaire général de l'organisation, cité par l'AFP.

Du softpower de Hollywood au hardpower de l'OTAN ?

Le 15 novembre 2017, dans un discours jugé «poignant» par le site Aufeminin, l'actrice, qui a incarné l'héroïne du jeu vidéo Tomb Raider à l'écran, appelait déjà à la pénalisation des violences sexuelles dans les zones de conflit. «Ce sont des viols et des agressions faits pour torturer, terroriser et forcer le peuple à fuir. Cela n'a rien à voir avec le sexe. Cela a tout à voir avec l'abus de pouvoir. C'est un comportement criminel et le sexe est utilisé comme une arme», avait-elle déploré.

Malgré son emploi du temps chargé, Angelina Jolie ne délaisse pas pour autant le softpower de l'industrie cinématographique hollywoodienne. Elle doit notamment incarner prochainement la mauvaise fée dans la suite de Maléfique, film sorti en 2014, dont l'histoire s'inspire du conte de Charles Perrault, La belle au bois dormant.

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