Sotchi : pour Bassam Tahhan, «il est venu le temps de dépasser la crise syrienne»

Dialogue politique, rédaction d'une constitution ou encore rôle de la Russie dans le conflit : Bassam Tahhan, spécialiste franco-syrien des questions internationales est revenu sur le plateau de RT France sur le premier jour du Congrès de Sotchi.

Le 30 janvier, plus de 1 500 représentants issus de divers partis politiques et de divers groupes ethniques et confessionnels s'étaient donné rendez-vous au Congrès du dialogue national syrien à Sotchi, en Russie. Un événement diplomatique majeur qui a pour défi d'amorcer une sortie de crise et de construire l’avenir politique du pays. Invité du journal de RT France le 30 janvier, le spécialiste franco-syrien des questions internationales Bassam Tahhan a livré son analyse.

«De l'extrême gauche à l'extrême droite», toutes les sensibilités politiques représentées à Sotchi 

Le politologue a tenu en préambule à rappeler le nombre important d’opposants venus à Sotchi, représentant l’ensemble des sensibilités de l’échiquier politique syrien «de l’extrême gauche à l’extrême droite». Rappelant que les représentants de l’opposition présents à Genève n’étaient qu’au nombre de 36, il a condamné une «attitude occidentale ridicule» consistant à prétendre que l'opposition n'était pas présente au Congrès de Sotchi.

Si Bassam Tahhan s’est voulu réaliste en affirmant qu’il ne fallait pas attendre de cet événement «un miracle», il a noté qu’il s’agissait de la première fois qu'«autant de monde opposé au gouvernement syrien» se réunissait. Il a pris pour exemple Fateh Jamous, opposant à Bachar el-Assad ayant passé des années en prison.

«[Les opposants présents à Sotchi] sont là dans une atmosphère amicale, de négociation, d’ouverture», a-t-il déclaré, se réjouissant que ce soit le peuple syrien qui décide de son avenir.

A chaque fois que les Russes sont intervenus avec les Iraniens et les Turcs, cela a été couronné par un succès sur le terrain et dans les textes

Abordant le projet de rédaction d'une Constitution, Bassem Tahhan s’est félicité que cette initiative ne se déroule pas sous l’égide du «quintet américain» également composé de la France, du Royaume-Uni, de l’Arabie saoudite et de la Jordanie. Il a en effet estimé que ces pays avaient la volonté de mettre la Syrie sous-tutelle, laissant l’ONU rédiger seule la Constitution syrienne sans l’avis de représentants du pays.

«A chaque fois que les Russes sont intervenus avec les Iraniens et les Turcs, cela a été couronné par un succès sur le terrain et dans les textes», s'est-il réjoui. Il a conclu son intervention en paraphrasant une déclaration du président russe Vladimir Poutine à l'inauguration du sommet : «Il est venu le temps de dépasser la crise syrienne.»

Lire aussi : Congrès du dialogue national syrien à Sotchi : une Commission constituante créée

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