Sanctions : la France, une «copie fidèle du gouvernement suprémaciste des USA», selon le Venezuela

- Avec AFP

Sanctions : la France, une «copie fidèle du gouvernement suprémaciste des USA», selon le Venezuela© Carlos Garcia Rawlins Source: Reuters
Session extraordinaire de l'Assemblée nationale constituante du Venezuela, le 15 janvier 2018 (image d'illustration)

Le gouvernement du Venezuela a rejeté le 27 janvier les déclarations «inacceptables» du président français Emmanuel Macron. Celui-ci avait dénoncé la veille «la dérive autoritaire» de Caracas et souhaité un accroissement des sanctions européennes.

«Le gouvernement du Venezuela rejette énergiquement les déclarations inacceptables [du président français] dans lesquelles il disqualifie le gouvernement démocratique du Venezuela», déclare le ministère vénézuélien des Affaires étrangères dans un communiqué publié le 27 janvier. Il s'agit d'un «acte hostile et inamical de la part du leader d'une nation avec laquelle le Venezuela a entretenu des liens historiques et fraternels», poursuit-il.

Dans le même communiqué, Caracas reproche à la France de devenir une «copie fidèle du gouvernement suprémaciste des Etats-Unis».

Emmanuel Macron vent debout contre le gouvernement vénézuélien

Le président français avait exprimé le 26 janvier le souhait que l'Union européenne, notamment, accroisse ses sanctions contre le Venezuela, dont il dénonce la «dérive autoritaire», lors d'une conférence de presse à Paris avec son homologue argentin Mauricio Macri.

Ces appels aux sanctions d'Emmanuel Macron faisaient suite, notamment, à une récente décision de la justice vénézuélienne. Dans la nuit du 25 au 26 janvier, la Cour suprême de justice du pays a ordonné à l'autorité électorale d'exclure la Table de l'Unité démocratique (MUD), une importante coalition d'opposition, du scrutin présidentiel qui doit avoir lieu avant le 30 avril. La plus haute autorité judiciaire autorise néanmoins le Conseil national électoral (CNE) à prolonger de six mois la période de réinscription des principaux partis d'opposition, leur laissant la possibilité d'y participer à titre individuel.

La coalition avait prévu de tenir des primaires pour s'accorder sur un candidat commun pour la présidentielle. Mais, dans sa décision du 25 janvier, la Cour suprême de justice a proclamé que la coalition violait l'interdiction de la «double affiliation» politique et ne pouvait donc pas être autorisée à concourir au scrutin, selon l'agence Reuters.

Les Etats-Unis ont de leur côté aussi adopté plusieurs trains de sanctions financières à l'encontre du Venezuela, notamment depuis une vague de manifestations en 2017, marquées par des violences.

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