Pour David Cameron, le Brexit n'est finalement «pas une catastrophe»

Pour David Cameron, le Brexit n'est finalement «pas une catastrophe»© Reuters Staff
L'ancien Premier-ministre du Royaume-Uni David Cameron

S'il maintient que la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne est bel et bien «une erreur» politique, l'ancien Premier ministre britannique David Cameron, en fonction lors de l'organisation du référendum, a tenu à nuancer ses prédictions.

Si Tony Blair mène le combat en faveur d'un nouveau vote sur le Brexit, tous les anciens premiers ministres du Royaume-Uni ne sont pas aussi opiniâtres. Ainsi David Cameron, qui dirigea l'exécutif outre-Manche de 2010 à 2016, a-t-il fait une déclaration au forum économique mondial de Davos nuançant les craintes pourtant vives qu'il avait exprimées quant à la sortie de son pays de l'Union européenne (UE).

Le 25 janvier, au cours d'un bref échange avec un journaliste de la chaîne Channel 5 News, l'ancien dirigeant britannique a certes rappelé que le Brexit était selon lui «une erreur», mais il a tenu à ajouter qu'il ne constituait pas «un désastre». «La situation est moins pire que ce que nous avions prévu», a-t-il ajouté, alors que le magnat indien de l'industrie de l'acier, Lakshmi Mittal, s'était agacé que le sujet du Brexit demeure aussi omniprésent dans les conversations internationales.

David Cameron était un farouche opposant à la sortie du Royaume-Uni de l'UE. Face à son acharnement lors de la campagne électorale précédant le vote, ses opposants avaient même qualifié sa stratégie de «Project Fear» (projet de la peur). Mais il avait également été critiqué, y compris au sein de son propre camp, pour avoir autorisé la tenue d'un référendum que les opposants au Brexit estimaient comporter trop de risque.

Dans les dernières semaines avant le vote, en juin 2016, David Cameron avait changé de stratégie, alors que les sondages commençaient à laisser entrevoir une victoire des pro-Brexit. Le chef des conservateurs avait tenté de convaincre ses compatriotes de voter pour le maintien, tout en jouant la carte eurosceptique. «Je n'aime pas Bruxelles», avait-il même lancé lors d'un meeting. Il avait finalement démissionné quelques jours après que 52% des Britanniques se furent prononcés en faveur du Brexit.

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