Alors que la bataille fait rage à Afrin, Erdogan visite un poste de commandement turc à la frontière

Alors que la bataille fait rage à Afrin, Erdogan visite un poste de commandement turc à la frontière
Recep Tayyip Erdogan (droite) et son chef d'état-major le 25 janvier 2018, photo Reuters

La Turquie a lancé le 20 janvier une offensive contre le district syrien d'Afrin, contre des forces kurdes soutenues par Washington. Sur fond de tensions avec les Etats-Unis, le président turc s'est posé en chef des armées, devant les caméras.

Accompagné de son chef d'état-major Hulusi Akar, le président turc Recep Tayyip Erdogan a visité ce 25 janvier un poste de commandement militaire dans la province du Hatay, en Turquie, près de la frontière avec la Syrie, selon des informations rapportées notamment par l'agence Reuters. La chaîne de télévision turque A Haber a couvert en images la visite du chef d'Etat.

Alors que la bataille fait rage à Afrin, Erdogan visite un poste de commandement turc à la frontière
Capture d'écran A Haber/Twitter @dara0163

Depuis le 20 janvier, l'armée turque a lancé une offensive, l'opération «Rameau d'olivier», contre un district tenu par des milices kurdes, peu après que Washington a annoncé la création d'une force frontalière dans le nord de la Syrie. Ce corps de garde-frontières s’appuie sur les Forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition de groupes rebelles pro-occidentaux incluant des combattants des milices kurdes des YPG (Unités de protection du peuple). Ankara accuse les YPG d'être la branche syrienne du PKK kurde, qui mène une rébellion dans le sud-est de la Turquie.

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Capture d'écran A Haber/Twitter @dara0163

Vent debout contre toute initiative qui favoriserait l'émergence d'un Kurdistan au portes de la Turquie, Recep Tayyip Erdogan avait prévenu dès le 15 janvier qu'il allait «tuer dans l’œuf cette armée terroriste».

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Ce 25 janvier néanmoins, un porte-parole du Pentagone, cité par l'AFP, a déclaré que des militaires américains et turcs discutaient de la possibilité de créer une «zone de sécurité» à la frontière turque, mais qu'il s'agissait pour le moment «seulement d'une idée». Le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu avait peu avant évoqué cette option, parlant d'une zone tampon de 30 km de profondeur. Il avait toutefois estimé qu'il fallait, avant d'en discuter, «rétablir la confiance» entre Ankara et Washington.

Une opération turque sous le feu des critiques

Le 20 janvier, le ministère syrien des Affaires étrangères a fermement condamné ce qu’il considère comme une «agression turque brutale sur Afrin, [...] partie intrinsèque du territoire syrien». 

Réagissant au lancement de l’opération «Rameau d'olivier», la Russie avait de son côté exprimé sa préoccupation et appelé à la retenue. Par la suite, Moscou a fait savoir qu’il suivait «attentivement le développement de la situation» à Afrin.

Côté occidental, la Maison Blanche a appelé la Turquie à limiter son opération militaire, tandis que le président français Emmanuel Macron a fait part de ses préoccupations à son homologue turc.

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