Les Emirats accusent le Qatar d'avoir «intercepté» un de leurs avions de ligne, Doha dément

- Avec AFP

Les Emirats accusent le Qatar d'avoir «intercepté» un de leurs avions de ligne, Doha dément© Jon Masson Source: Reuters
Un Mirage 2000-5 qatari

Alors que les relations diplomatiques entre Doha et Abou Dhabi sont au plus mal, les Emirats arabes unis accusent le Qatar d'avoir envoyé des avions de chasse intercepter l'un de leurs avions de ligne. Doha dément l'information.

Les Emirats arabes unis (EAU) ont affirmé que des avions de chasse du Qatar, leur rival dans le Golfe, avaient intercepté un avion de ligne émirati en route vers Bahreïn le 15 janvier. Cet incident marque une escalade entre Abou Dhabi et Doha qui n'ont plus de relations diplomatiques. Le gouvernement qatari a réagi peu de temps après, démentant l'information.

Cet épisode constitue «une menace flagrante pour la sécurité de l'aviation civile et une claire violation du droit international», a affirmé l'Autorité générale de l'aviation civile émiratie dans une déclaration. «Il s'agissait d'un vol régulier qui disposait de tous les documents requis», a ajouté l'institution émiratie dans cette déclaration relayée par l'agence officielle WAM. 

De son côté, Lulwa Al Khater, porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, a publié un démenti sur Twitter, assurant que les accusations des Emirats étaient «totalement fausses».

A deux reprises ces derniers jours, le Qatar a affirmé que des avions militaires émiratis avaient violé son espace aérien, une première fois le 21 décembre, une deuxième fois le 3 janvier, entraînant des plaintes auprès des Nations unies, alors que les relations entre les deux pays sont au plus bas.

Le 5 juin 2017, l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte ont brusquement rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar, l'accusant de soutenir des groupes extrémistes, notamment la confrérie des Frères musulmans, et de se rapprocher de l'Iran, le grand rival régional des Saoudiens. Ces quatre pays ont fermé leurs liaisons aériennes, maritimes et terrestres avec le Qatar. Doha a rejeté les accusations de soutien à des groupes extrémistes.

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