Le Parlement iranien vote la reconnaissance de Jérusalem comme «capitale éternelle de la Palestine»

Le Parlement iranien vote la reconnaissance de Jérusalem comme «capitale éternelle de la Palestine» © Ammar Awad Source: Reuters
Des Palestiniens protestent après les prières du vendredi contre la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël (illustration)

Le Parlement iranien a adopté un projet de loi appelant le gouvernement à reconnaître Jérusalem comme la «capitale éternelle de la Palestine». Ce vote constitue une réponse à la décision de Washington de transférer son ambassade à Jérusalem.

Le 27 décembre, les parlementaires iraniens ont soutenu à l’unanimité un projet de loi qui recommande au gouvernement iranien de reconnaître Jérusalem – et pas seulement Jérusalem-Est – comme «la capitale éternelle de la Palestine». Les élus iraniens répliquaient ainsi à la Maison Blanche, qui a décidé le 6 décembre dernier de reconnaître unilatéralement Jérusalem comme capitale de l’Etat israélien et d’y transférer son ambassade, encore située à Tel-Aviv. Son transfert n'est toutefois pas encore engagé.

Cette décision américaine a été réalisée «dans l'espoir de porter un coup aux musulmans», selon le président du Parlement iranien, Ali Larijani, cité par l'agence de presse turque Anadolu.

L’Iran n'est toutefois pas la seule nation à exprimer haut et fort son rejet de la décision américaine et son attachement à la cause palestinienne. La Turquie, en particulier, semble soucieuse d'incarner le leadership international en la matière et son président, Recep Tayyip Erdogan, multiplie les déclarations choc sur le sujet. Lors de l’ouverture d'un sommet extraordinaire de l'Organisation de la coopération islamique (OCI) à Istanbul, le 13 décembre 2017, le chef de l'Etat turc avait ouvertement critiqué son homologue américain. Il avait également qualifié Israël d'«Etat d'occupation» et, ni plus ni moins, d'«Etat terroriste».  Des propos similaires à ceux tenus trois jours plus tôt lors d'un discours enflammé à Sivas, dans le centre de la Turquie.

A l’issue de ce sommet, les pays musulmans – dont l'Iran – avaient appelé l’ensemble de la communauté internationale à reconnaître «l'Etat de Palestine et Jérusalem-Est comme sa capitale occupée».

Les Palestiniens réclament un Etat indépendant dans les frontières de 1967, ayant pour capitale Jérusalem-Est, ce qui signifierait la fin de 50 ans d'occupation israélienne en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et dans la partie majoritairement palestinienne de Jérusalem.

Les Palestiniens ont obtenu en 2012 le statut d'observateur à l'Onu et 135 pays ont reconnu la Palestine comme un Etat, parmi les quels on trouve l'Iran et la Turquie.

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