Quatre enfants de djihadistes s’apprêtent à quitter l’Irak pour rejoindre la France

Quatre enfants de djihadistes s’apprêtent à quitter l’Irak pour rejoindre la France  © MAHMUD TURKIA / AFP
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Selon des sources irakienne et française citées par le Figaro, 70 djihadistes francophones seraient détenus à Bagdad. Parmi eux figurent quatre Français, cinq veuves et cinq enfants dont un orphelin.

Le retour des djihadistes et de leurs familles en provenance de Syrie et d’Irak constitue toujours un véritable casse-tête auquel les autorités françaises n’ont pas encore trouvé de solution définitive. Le Figaro, qui s’appuie sur des sources française et irakienne, affirme le 26 décembre que la France serait toujours opposée au retour des djihadistes partis combattre avec Daesh ainsi que de leurs veuves mais qu'elle tenterait de négocier le retour de quatre enfants de djihadistes.

Afin de permettre le rapatriement de ces derniers, le consul de France à Bagdad s'est vu confier la mission de négocier avec l’Iraqi Counter Terrorisme Service (ICTS), un service indépendant des autorités irakiennes chargé de la lutte contre le terrorisme. Si cette négociation aboutissait, les enfants seraient pris en charge par la Croix-Rouge internationale.

Parmi eux, quatre sont les enfants de Mélina B., partie faire le djihad aux côtés de son compagnon en 2015 et arrêtée à Mossoul en juillet dernier. Le cinquième enfant est un orphelin âgé environ de trois ans dont les parents ont péri lors d’une opération militaire contre Daesh. Parmi les cinq enfants, seulement quatre devraient regagner la France, l’un d’entre-eux étant âgé de six mois et trop jeune pour être retiré à sa mère selon la législation irakienne en vigueur.

Le 15 novembre dernier, les forces de l'ordre ont procédé à deux arrestations simultanées à l'aéroport de Roissy : une femme de 21 ans et un homme de 25 ans qui ont été placés en garde à vue à la DGSI. Ils sont suspectés d'avoir rejoint ou tenté de rejoindre séparément les zones de combat en Syrie au cours de l'été. La femme aurait répondu à l'appel et à la propagande du djihadiste niçois Omar Omsen, alias Omar Diaby, à la tête d'un petit groupe de combattants Français près de la frontière turque.

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