L'administration américaine dévoile plus de cinq millions de documents sur l'assassinat de JFK

- Avec AFP

L'administration américaine dévoile plus de cinq millions de documents sur l'assassinat de JFK© Handout Source: Reuters
Le président John F. Kennedy, sa femme Jacqueline et le gouverneur du Texas à bord d'une Limousine, quelques instants avant l'assassinat le 22 novembre 1963 à Dallas.

Le 27 octobre, 54 ans après l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy, Donald Trump a autorisé la publication de 5 millions de documents classés top secret pour «éteindre les théories du complot». Cuba, l'URSS et la mafia sont évoqués par l'enquête.

L'administration Trump a publié le 27 octobre quelque 5 millions de documents sur l'assassinat du président John Fitzgerald Kennedy, des dossiers qui révèlent quelques détails sur l'événement qui bouleversa le monde, sans remettre en question la version officielle.

Plus d'un demi-siècle après la mort du président américain, le 22 novembre 1963 à Dallas, au Texas, 2 891 dossiers ont été postés sur le site des Archives nationales. Les experts n'attendent pas d'y découvrir de grandes révélations même si leur examen prendra des mois. Donald Trump a toutefois repoussé de six mois la divulgation de documents jugés trop «sensibles».

Trump veut «porter quasiment tout à la connaissance du public»

«Les dossiers JFK sont publiés avec attention. Au bout du compte il y aura une grande transparence. J'ai espoir de porter quasiment tout à la connaissance du public !», a tweeté Donald Trump le 27 octobre au matin.

Je publierai TOUS les dossiers Kennedy à l'exception des noms et adresses des personnes mentionnées toujours vivantes

Puis, dans la soirée, il a affirmé sur Twitter : «Je publierai TOUS les dossiers Kennedy à l'exception des noms et adresses des personnes mentionnées toujours vivantes», disant agir notamment pour «éteindre toutes les théories du complot.»

Certains documents remontent à 1962, soit un an avant l'assassinat du 35e président américain imputé à l'Américain Lee Harvey Oswald, un ancien Marine ayant agi seul, selon la Commission Warren chargée de l'enquête.

Ils exposent les intrigues de l'époque, avec par exemple un complot ourdi au début de la présidence du démocrate par la CIA, qui a offert au chef mafieux Sam Giancana 150 000 dollars pour éliminer Fidel Castro. Ils montrent également que la police fédérale (FBI) était au courant d'un plan pour assassiner le tueur de Kennedy ou encore les soupçons de Moscou sur une conspiration fomentée par l'extrême droite américaine contre JFK.

Mais la plupart des documents ne sont que des compte-rendus d'agents fédéraux sur de fausses pistes.

Lee Harvey Oswald avait fait défection en URSS dès 1959

Si plusieurs théories ont fait état de liens entre Oswald, Cuba et l'URSS, un mémo du FBI datant de 1963, après l'assassinat, les contredit. Ainsi, une source explique que «les responsables du parti communiste de l'Union soviétique pensaient qu'il y avait un complot bien organisé de la part de "l'ultra droite" aux Etats-Unis pour commettre un "coup d'Etat"».

Les Soviétiques craignaient que cet assassinat puisse servir de prétexte pour «arrêter les négociations avec l'Union soviétique, attaquer Cuba et par la suite répandre la guerre». Ils ont insisté sur le fait qu'ils n'avaient «absolument aucune connexion» avec Oswald, qui avait fait défection pour l'Union soviétique en 1959, avant de rentrer aux Etats-Unis en 1962.

Les services américains ont six mois pour caviarder le reste des documents

Donald Trump a donné aux services de renseignement jusqu'au 26 avril 2018 pour passer au crible les documents jugés sensibles et en censurer les parties les plus délicates.

Il s'agit notamment de protéger les informateurs du renseignement et de la police, ainsi que les «activités menées avec le soutien d'organisations étrangères», précise une source sous couvert d'anonymat.

Depuis la mort de JFK, des centaines d'ouvrages et de films ont alimenté la prolifération de théories plus ou moins farfelues sur son assassinat, pointant principalement du doigt les adversaires communistes de la Guerre froide, la mafia ou encore le vice-président Lyndon Johnson.

Des hypothèses relancées après la sortie du film JFK d'Oliver Stone en 1991. Face à l'intense débat qu'il avait suscité, une loi a imposé en 1992 la publication de ces documents, en intégralité et sans censure, après 25 ans. Mais leur divulgation risque de ne pas suffire à faire taire les thèses les plus radicales.

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