Damas exige le départ «immédiat et inconditionnel» des troupes turques du nord-ouest de la Syrie

Damas exige le départ «immédiat et inconditionnel» des troupes turques du nord-ouest de la Syrie© Ilyas Akengin Source: AFP
Soldats turcs à la frontière avec la Syrie (Reyhanli) le 10 octobre.

Le gouvernement syrien a exigé le retrait «immédiat et inconditionnel» des forces turques présentes dans la province d'Idleb. Ankara assure vouloir instaurer une «zone de désescalade» dans cette région du nord-ouest syrien, ce que Damas conteste.

«La République arabe syrienne condamne avec la plus grande fermeté l'incursion d'unités militaires turques dans la province d'Idleb, qui constitue une agression flagrante contre la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie et une violation flagrante du droit international,» a déclaré le 14 octobre à l'agence d'Etat syrienne Sana une source au sein du ministère syrien des Affaires étrangères.

«La République arabe syrienne exige le retrait immédiat et inconditionnel des troupes turques du territoire syrien», a ajouté la source. 

Selon le représentant du ministère syrien, l'opération lancée par Ankara deux jours plus tôt constitue une «agression» que le régime turc ne peut justifier «d'aucune manière».

Le 12 octobre, la Turquie a lancé une opération militaire au niveau du poste-frontière de Bab al-Hawa, dans une zone du territoire syrien contrôlée en grande partie par des djihadistes, notamment ceux du groupe Tahrir al-Cham, issu de l'ancienne branche syrienne d'Al-Qaïda, qu'Ankara affirme vouloir déloger.

La Turquie assure opérer dans le cadre de la mise en application d'une «zone de désescalade», conformément aux accords d'Astana – une justification contestée par Damas. Ces cessez-le-feu, négociés par la Russie et l'Iran, alliés de la Syrie, et la Turquie, soutien des rebelles, excluent les groupes djihadistes, notamment Tahrir al-Cham.

L'agression turque n'est en aucun cas liée aux accords conclus entre les Etats garants du processus d'Astana, mais constitue une violation de ces accords

«L'agression turque n'est en aucun cas liée aux accords conclus entre les Etats garants du processus d'Astana, mais constitue une violation de ces accords», a martelé la source du ministère des Affaires étrangères de Syrien, citée par Sana.

Lire aussi : Des troupes turques entrent dans une province syrienne contrôlée par Al-Qaïda

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