La Défense russe conteste la mort de 150 civils dans ses raids aériens sur Idleb

La Défense russe conteste la mort de 150 civils dans ses raids aériens sur Idleb© Ministère russe de la Défense Source: Sputnik
Un avion russe Su-24 en Syrie

Le ministère russe des Affaires étrangères a nié que ses frappes aériennes dans la province d’Idleb aient provoqué la mort de nombreux civils. Ces informations avaient été diffusées par Reuters.

«Afin d’éviter de faire des victimes civiles, les avions des forces aériennes russes ne frappent pas les quartiers habités», a déclaré le 28 septembre le porte-parole de l’armée russe Igor Konachenkov. «Ils ciblent des bases terroristes, des blindés et des entrepôts d'armement, dont la localisation est confirmée par plusieurs canaux de renseignement», a affirmé le militaire.

Il répondait aux accusations de l’organisation Civil Defense, citée par l’agence Reuters, qui avait précédemment affirmé qu’au moins 150 civils étaient morts après «une semaine de bombardements» russes à Idleb.

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«L'organisation syrienne Civil Defense, citée comme source par l’agence britannique Reuters […], n’est rien d’autre que celle des Casques blancs»,  a pointé le militaire russe. «Les tentatives des Britanniques de faire passer ces escrocs de la guerre, sous une nouvelle étiquette, pour une source objective d'informations ne sont que manipulations pour néophytes», a-t-il ajouté.

Se présentant comme une organisation visant à secourir les victimes du conflit syrien en toute impartialité, les Casques blancs sont financés partiellement par des donations et partiellement par des gouvernements occidentaux, notamment les Etats-Unis, la France ou le Royaume-Uni.

Pressentis pour le prix Nobel de la paix 2016, ils sont accusés par Moscou et Damas d'être proches de groupes rebelles radicaux, comme Fatah al-Cham, lié à al-Qaïda.

La France appelle la Syrie et la Russie à empêcher les bombardements

Agnès Romatet-Espagne, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, a exprimé la position officielle du gouvernement en déclarant le 28 septembre : «La France condamne les bombardements aériens auxquels l’armée de Bachar el-Assad et ses alliés ont procédé ces derniers jours, qui ont frappé la population civile et des hôpitaux dans la région d’Idleb et au nord de Hama. Ces actions sont une violation du droit international humanitaire.» Elle a poursuivi en précisant : «La France appelle la Russie et les alliés du régime de Damas à faire respecter les engagements pris à Astana et à empêcher la poursuite de ces bombardements.»

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