Le Conseil de sécurité de l'ONU condamne «fermement» le tir de missile nord-coréen

- Avec AFP

 Le Conseil de sécurité de l'ONU condamne «fermement» le tir de missile nord-coréen© KCNA/Reuters Source: Reuters
Lancement d'un missile nord-coréen (image d'illustration).

Le Conseil de sécurité de l'ONU a fermement condamné, le 15 septembre, le dernier tir de missile nord-coréen au-dessus du Japon, qu'il a jugé «hautement provocateur». Paris et Moscou appellent à «des négociations directes» avec Pyongyang.

Pour le Conseil de sécurité de l'ONU, la Corée du Nord commet des «actes scandaleux» et «hautement provocateurs». Aussi, l'organe exécutif des Nations unies demande à Pyongyang «de les arrêter immédiatement», dans une déclaration publiée à l'issue d'une réunion d'urgence, à huis clos, le 15 septembre, au lendemain d'un nouveau tir de missile balistique nord-coréen ayant survolé le Japon. «Ces actions ne sont pas seulement une menace pour la région mais aussi pour tous les Etats membres de l'ONU», a martelé le Conseil de sécurité.

«[Les tirs nord-coréens] comme ses autres récentes actions et déclarations publiques sapent délibérément la paix régionale et la stabilité», ajoute le texte – qui ne parle pas de nouvelles sanctions.

Le missile balistique nord-coréen qui a survolé le 14 septembre le Japon était capable d'atteindre l'île américaine de Guam dans le Pacifique, selon des experts. Il a parcouru une distance inédite après avoir été tiré d'un site proche de Pyongyang, deux jours après l'adoption par l'ONU d'une huitième série de sanctions pour tenter de pousser le pays reclus à entamer des négociations concernant ses programmes balistique et nucléaire interdits. 

Cette résolution du 12 septembre sanctionnait un sixième essai nucléaire nord-coréen, de loin le plus puissant et qui concernait selon Pyongyang une bombe H suffisamment petite pour équiper un missile.

«Situation compliquée»

Depuis le début de l'été, la tension entre la communauté internationale et la Corée du Nord a connu de multiples pics. Le 14 septembre, les présidents russe et français, respectivement Vladimir Poutine et Emmanuel Macron, avaient appelé à des «négociations directes» avec Pyongyang pour en finir avec les surenchères.

Selon le Kremlin, les deux dirigeants se sont mis d'accord lors d'un entretien téléphonique sur la nécessité de résoudre «cette situation extrêmement compliquée», par des moyens exclusivement politiques, diplomatiques et la reprise de négociations directes.

Les discussions entre Pyongyang et cinq grandes puissances – Etats-Unis, Chine, Japon, Russie et Corée du Sud –, entamées en 2003, sont gelées depuis 2008.

Lors de l'Assemblée générale annuelle de l'ONU qui se tiendra à partir du 18 septembre à New York, le président américain Donald Trump a prévu de s'entretenir le 21 septembre de la Corée du Nord avec ses alliés sud-coréen et japonais. La Maison Blanche, pour qui une «option militaire» n'est pas écartée, a souligné le 14 septembre que «le temps était compté».

Après les tirs nord-coréens, en juillet, de deux missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) qui ont semblé mettre à portée une bonne partie du continent américain, Donald Trump avait menacé Pyongyang du «feu et de la colère». A quoi Pyongyang avait répliqué en promettant de tirer quatre missiles à proximité de Guam, où Washington possède des installations militaires stratégiques.

Le 29 août, la Corée du Nord avait déjà tiré un Hwasong-12, un missile de portée intermédiaire, au-dessus de l'archipel japonais. Les deux ICBM tirés en juillet avaient eux suivi une trajectoire en cloche à la verticale, évitant de survoler le Japon. 

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