La Corée du Nord menace de réduire «en cendres» les Etats-Unis et de «couler» le Japon

La Corée du Nord menace de réduire «en cendres» les Etats-Unis et de «couler» le Japon© KCNA Source: Reuters
Kim Jung-un assiste à un exercice militaire

Après les escalades diplomatiques successives entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, Pyongang a annoncé son programme, particulièrement chargé : «couler» le Japon, réduire les Etats-Unis «en cendres» ou encore «balayer» la Corée du sud.

Le 13 septembre, KCNA, l'agence de communication officielle de la Corée du Nord a rapporté des propos très virulents émanant d'un porte-parole du Comité coréen de l'Asie et du Pacifique pour la paix.

Lyrisme guerrier

Réagissant aux récentes sanctions décidées par le Conseil de sécurité des Nations unies, le Comité coréen pour la paix a accusé Washington d'avoir fomenté ces nouvelles sanctions et estimé que la punition appropriée serait de «battre à mort ce chien enragé, à coups de bâton».

Très en verve, le porte-parole cité par KCNA a également promis aux Etats-Unis de les «annihiler», de les «réduire en cendres» et de les «plonger dans les ténèbres».

Les alliés asiatiques du pays de Donald Trump ont également eu droit à leur scénario catastrophe : «Les quatre îles de l'archipel (japonais) doivent être coulées à l'aide d'une bombe nucléaire» a continué le porte-parole, estimant que l'existence du Japon n'était plus «nécessaire» à proximité de la Corée du Nord. Quant à la Corée du Sud, elle devrait simplement être «balayée par le feu», selon ce même porte-parole.

«Inacceptable» pour le Japon

Le Comité pour la paix de Pyongyang a proclamé que sa «patience [avait] des limites» et qu'il fallait à présent employer «toutes les capacités de représailles mises au point jusqu'ici».

Des propos «extrêmement provocateurs et incendiaires» pour le secrétaire général du gouvernement japonais, qui «aggravent les tensions régionales de façon significative et sont absolument inacceptables». La Corée du Nord juge quant à elle que l'archipel «continue de valser sur l'air des sanctions américaines», malgré le missile tiré par Pyongyang qui l'a survolé le 28 août.

Le comité réagissait à la récente décision unanime du Conseil de sécurité des Nations unies qui a approuvé le 11 septembre de nouvelles sanctions contre Pyongyang consécutives à un sixième essai nucléaire de la Corée du Nord. Ces sanctions visent principalement le commerce à l'export de textile et à l'import de carburant.

Donald Trump pas impressionné

L'escalade verbale entre Washington et Pyongyang semblait déjà avoir atteint des sommets, quand Donald Trump avait promis le feu et la fureur à la Corée du Nord. Le 45e président des Etats-Unis avait également estimé que les sanctions décidées par le Conseil de sécurité des Nations unies n'étaient «rien comparé à ce qui [devrait] advenir à terme».

Pourtant, il semblerait que, comme Washington, Pyongyang ait encore quelques flèches dans son carquois.

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