Après les attentats en Espagne, la Pologne appelle l’UE à «fermer la porte» à l'immigration

Après les attentats en Espagne, la Pologne appelle l’UE à «fermer la porte» à l'immigration© Kacper Pempel Source: Reuters
Une manifestation anti-immigration à Varsovie, le 6 février 2016

Evoquant un «choc des civilisations», le ministre polonais de l’Intérieur a estimé que les terribles événements du 17 août n’auraient jamais pu avoir lieu en Pologne. Il a notamment mis en cause la politique migratoire de l'UE.

«Chez nous en Pologne, nous n’avons pas de communautés musulmanes, pas d’enclaves qui constituent une base naturelle pour le développement des terroristes islamistes. Nous faisons tout notre possible pour que notre pays soit en sécurité et ne voulons pas accueillir de migrants», a déclaré le ministre polonais de l’Intérieur Mariusz Blaszczak dans la soirée du 17 août, cité par l'agence de presse russe TASS. Il s'exprimait quelques heures après l'attentat en Catalogne qui avait fait 13 morts et plus de cent blessés.

Lire aussi : Barcelone avertie par la CIA d'un «possible attentat» il y a deux mois

Le ministre a estimé que ces événements tragiques résultaient du «choc des civilisations», en ajoutant qu’il n’y avait pas, selon lui, de façons efficaces de lutter contre ce phénomène. «La seule possibilité pour l’Europe est de fermer la porte», a conclu le ministre.

Mariusz Blaszczak avait déjà tenu des propos similaires après l’attaque terroriste à Londres, qui avait fait huit morts et des dizaines de blessés le 3 juin 2017. Il avait alors appelé l’Union européenne (UE) à changer de cap dans le domaine de l’immigration, en soulignant que la politique de multiculturalisme apportait «de mauvais fruits».

La Commission européenne a décidé en juin 2017 d’engager des procédures légales contre la Pologne, ainsi que contre la Hongrie et la République tchèque, pour leur refus catégorique d'accueillir des demandeurs d'asile dans le cadre du système de quotas décidé par Bruxelles. L'UE avait décidé, à l’automne 2015, de répartir sur deux ans 160 000 demandeurs d'asile depuis l'Italie et la Grèce vers le reste de l'Union, en partie en fonction de quotas contraignants fixés pour chaque pays. D'après ce plan, 7 000 personnes devaient être accueillies en Pologne, contre 1 600 en République tchèque et 1 300 en Hongrie.

Le 17 août, un van a foncé dans la foule à Barcelone, faisant 13 morts et une centaine de blessés. L'attaque a été revendiquée par Daesh. Peu de temps après, une autre voiture a fait sept blessés selon le même mode opératoire dans la station balnéaire de Cambrils, où la police a tué cinq «terroristes présumés».

Trois suspects de l'attentat de Barcelone ont été arrêtés par la police, mais le chauffeur serait toujours en fuite.

Raconter l'actualité

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les commentaires sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

En cliquant sur chaque option, vous pouvez contrôler l'activation ou la désactivation du dépôt des cookies et de la création des profils : le bandeau de couleur indique si le dépôt de cookies et la création de profils sont autorisés (vert) ou refusés (rouge). Les cookies techniques (cookies de session, d'authentification et de sécurité) sont indispensables au bon fonctionnement de nos services et ne peuvent être désactivés.
OK

Ce site utilise des cookies.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation, de la part de RT France et de tiers, de cookies et autres traceurs à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. Pour paramétrer l’utilisation des cookies veuillez accéder dans la rubrique «Paramétrer vos choix» et pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter la rubrique «Politique de Confidentialité»