Le porte-parole de la Maison Blanche remet sa démission à Donal Trump

- Avec AFP

Le porte-parole de la Maison Blanche remet sa démission à Donal Trump© Jonathan Ernst Source: Reuters
Sean Spicer

Sean Spicer a démissionné ce 21 juillet. L'agence Reuters avance un profond désaccord du porte-parole avec le choix de Donald Trump pour le pourvoi du poste de nouveau directeur de la communication de la Maison Blanche.

Le président américain a nommé le 21 juillet Anthony Scaramucci, ancien de Goldman Sachs de 53 ans, à la tête de la communication de la Maison Blanche, en état de crise quasiment depuis son investiture le 20 janvier. Une décision qui a poussé le porte-parole de la Maison Blanche Sean Spicer, à donner sa démission, selon Reuters. Ce dernier restera néanmoins en poste jusqu'à fin août 2017.

Sean Spicer avait pris quelque distance avec Donald Trump. Ses apparitions aux briefings de la Maison Blanche se faisaient plus rares et il se faisait souvent remplacer par sa numéro deux, Sarah Huckabee Sanders. Depuis quelques semaines, le porte-parole s'était en effet retrouvé dans une position délicate, en raison de fréquentes critiques de la part de Donald Trump. Ce dernier, qui lui avait d'ailleurs attribué le sobriquet de «Spicey», a pris acte de son choix par un tweet énigmatique. «Faute d'avoir été promu directeur de la communication, Spicey s'est promu lui-même au statut d'être humain».

De son côté, Sean Spicer, de façon plus classique, s'est dit honoré d'avoir servi le président des Etats-Unis et son pays.

Selon le New York Times, le départ de Sean Spicer est un camouflet pour le secrétaire général de la Maison Blanche, Reince Priebus, qui avait insisté sur sa nomination auprès d'un Donald Trump très sceptique quant à sa loyauté. Toujours selon le quotidien américain, le choix d'Anthony Scaramucci a été accueilli par des applaudissement dans l'aile ouest de la Maison Blanche, qui héberge les services de presse et de communication.

C'est Sarah Huckabee qui remplacera Sean Spicer au poste de porte-parole de la Maison Blanche.

Pied de nez à CNN ?

L'heureux élu au poste de directeur de la communication de la Maison Blanche, vacant depuis le 30 mai 2017, après la démission de Mike Dubke, aura la dure tache de mener la bataille avec les médias. D'autant qu'Anthony Scaramucci, avait récemment fait parler de lui en faisant l'objet d'un prétendu scoop de CNN. La chaîne américaine soutenait ainsi que celui-ci avait été ciblé par une enquête en raison d'une rencontre pré-intronisation du président américain avec les représentants d'un fonds d'investissement russe.

CNN affirmait que la Commission du renseignement du Sénat américain suspectait ces individus d'avoir négocié une possible levée des sanctions visant la Russie durant le Forum économique mondial de Davos, en 2016. Mais devant la légèreté du dossier, et les fermes démentis de tous les protagonistes impliqués, CNN a purement et simplement supprimé l'article de son site, avant de présenter des excuses auprès d'Anthony Scaramucci.

Ancien de la banque Goldman Sachs, ami de longue date de Donald Trump, Anthony Scaramucci n'a pas exactement le profil d'un responsable de communication mais présente d'autres qualités, notamment celle d'avoir soutenu Donald Trump, à l'antenne de Fox News.

Anthony Scaramucci était d'ailleurs déjà pressenti dès l'investiture de Donald Trump en janvier 2017, pour devenir directeur du Bureau des liaisons publiques. Il avait toutefois dû renoncer en raison des réserves de Reince Priebus. Ce dernier avait mis en avant un possible conflit d'intérêts en raison de la vente par Anthony Scaramucci de son fonds d'investissement SkyBridge en 2016 à une société chinoise, le groupe HNA. Et aux Etats-Unis, tout ce qui touche de près ou de loin à la Chine ou à la Russie, est sujet à suscitions...

Les points presse, où CNN et Anthony Scaramucci seront amenés à échanger, promettent d'être passionnants, alors que l'enquête sur une supposée ingérence russe dans la politique américaine continue d'occuper les médias américains. 

Lire aussi : Le procureur général russe nie être à l'origine de la réunion entre Donald Trump Jr. et une avocate

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