Une paroisse allemande inaugure un robot-pasteur capable de lire la Bible et donner la bénédiction

Une paroisse allemande inaugure un robot-pasteur capable de lire la Bible et donner la bénédiction
Capture d'écran de la chaîne Youtube de Volker Rahn

BlessU-2 est un petit robot polyglotte capable de réciter des versets de la Bible et de donner la bénédiction aux fidèles. Installé dans la paroisse de Hesse-Nassau en Allemagne, il n'a pas vocation, assure le pasteur local, à remplacer l'homme.

A l'occasion du 500e anniversaire de la Réforme protestante, Stephan Krebs, pasteur dans la province de Hesse-Nassau, a installé un robot-prêtre dans sa paroisse. Capable de donner la bénédiction en plus de cinq langues, cette petite machine sacerdotale, affublée du charmant nom de BlessU-2 (l’équivalent de « Je te bénis aussi ») est avant tout destinée à «susciter le débat», selon Stephan Krebs. 

BlessU-2 est un petit robot anthropomorphe doté d'une tête, de deux bras et d'un écran sur le torse. Il peut lire des passages de la Bible en allemand, en anglais, en français, en espagnol et en portugais, avec une voix masculine ou féminine selon la préférence du fidèle. Emettant également de la lumière par les mains, il peut fonctionner plusieurs heures d'affilée et dispose d'une sauvegarde externe capable de prendre le relais en cas de panne. «Dieu te bénisse et te protège !», conclut-il une fois sa lecture des Ecritures terminée.

«Je voulais que les gens envisagent la question de la bénédiction robotisée», a expliqué le pasteur à The Guardian. Installé dans la ville de Wittenberg à l'occasion d'une exposition commémorant la publication en 1517 des 95 thèses de Martin Luther, BlessU-2, a été pensé comme «un élément déclencheur de débat», a ajouté le pasteur. Face à la pénurie de vocations qui touche l'Eglise protestante, particulièrement en Europe, Stephan Krebs a tenu à rassurer les journalistes et a précisé que BlessU-2 n'était pas un substitut appelé à être généralisé. «Nous ne voulons pas robotiser les tâches spirituelles de notre Eglise», a-t-il tenu à rassurer, précisant par ailleurs que cela apportait «une perspective théologique» à une machine.

Comme le note The Guardian, ce n'est pas le premier cas de robotisation du monde spirituel. En 2016, un temple bouddhiste de Pékin avait déjà développé un moine-robot capable de chanter des mantras et de livrer des explications dogmatiques précises.

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