Tony Abbott, Premier ministre australien et roi de la gaffe

Tony Abbott en visite officielle en France, le 27 avril 2015.© Philippe Wojazer Source: Reuters
Tony Abbott en visite officielle en France, le 27 avril 2015.

Le chef de l'Etat de l'Australie, déjà moqué par l'opinion publique, ne s'est pas montré à son avantage lors d'une réunion très médiatisée avec le chef des Services secrets australiens.

C'était sensé être un coup de com' utile au Premier ministre comme au Service de renseignement. La réunion, hautement médiatisée, entre Tonny Abbott et Duncan Lewis, le directeur de l'ASIO (Australian Security Intelligence Organization – l'agence de sécurité australienne) devait permettre à l'homme d’État de redresser une côte de popularité en chute libre.

Le résultat n'aura pas été à la hauteur des espérances de l'intéressé. Sur une photo, largement diffusée sur les réseaux sociaux, on voit MM. Abbott et Duncan étudier une carte des positions de Daesh en Irak et en Syrie. Or, un observateur sur Twitter a fait remarquer que la carte datait... de 2014 ! Elle avait été diffusée par le Washington Post et s'avère être parfaitement obsolète.

Le conflit en cours, qui met en scène de nombreux belligérants tels que les armées syriennes et irakiennes, les rebelles syriens, les combattants kurdes, en plus de ceux de l’État Islamique, a radicalement évoluée en un an. La carte actuelle de la situation, mise à disposition du grand public par l'Institute for the Study of War (Institut d’Étude des Guerres, un think tank indépendant basé à Washington), montre que l'agencement du conflit n'a plus rien à voir avec ce qu'il révélait il y a un an.

La situation en Irak et Syrie en 2015© ITW
La situation en Irak et Syrie en 2015

Pour Tony Abbott, ce nouveau sujet de moquerie n'est pas le bienvenu. Le premier ministre subit un fort rejet de l'opinion publique, après les très nombreuses gaffes dont il a été l'auteur, notamment des propos insultants envers les femmes, les homosexuels, les Irlandais, etc. Si cette rencontre avec Duncan Lewis avait pour but de crédibiliser l'homme d’État, l'effet en a été complètement détourné. 

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