Pour Moscou, la Russie lutte contre Daesh alors que l’Occident ne fait qu’en parler

Pour Moscou, la Russie lutte contre Daesh alors que l’Occident ne fait qu’en parler© Ministère de la Défense russe Source: Sputnik
Image d'illustration : un pilote d'un bombardier russe Tu-22M3 lors d'une attaque aérienne contre les installations terroristes dans le gouvernorat de Deir ez-Zor, en Syrie

Si la coalition contre Daesh dirigée par les Etats-Unis tient à Washington une conférence, à laquelle la Russie n’a pas été invitée, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a rappelé le rôle clé de Moscou dans la lutte contre l’organisation.

«Alors que des dizaines de pays continuent de discuter de la lutte contre l'Etat islamique, la Russie le combat réellement, jour et nuit», a déclaré Dmitri Peskov devant des journalistes, le 22 mars. Le porte-parole du Kremlin a en outre rappelé qu'il sera impossible de vaincre le terrorisme dans le monde sans la participation de la Russie.

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Une façon, pour le Kremlin, de souligner son rôle dans la lutte contre l'organisation terroriste au moment où les Etats-Unis accueillent – les 22 et 23 mars – la première grande réunion ministérielle de la coalition anti-Daesh dont ils ont pris la tête en 2014.

La délégation américaine est conduite par le secrétaire d'Etat Rex Tillerson, tandis que la plupart des pays seront représentés par leur ministre des Affaires étrangères, ainsi que par quelques responsables militaires. Le secrétaire d'Etat américain a expliqué que le plan établi consisterait très probablement en un processus échelonné en trois étapes : d'abord une campagne militaire, puis une phase de transition et enfin, un programme de stabilisation.

Cette conférence a pour but d'«accélérer les efforts internationaux pour vaincre Daesh sur les territoires où il est toujours présent en Irak et en Syrie et maximiser la pression sur ses branches alliées et ses réseaux», selon un communiqué récent du département d'Etat américain.

La réunion doit également souligner le fait que la «défaite totale du groupe terroriste est une priorité pour Washington au Moyen-Orient», selon Mark Toner, porte-parole du département d'Etat. Ce dernier avait en outre fait remarquer, lors de l'annonce de cette réunion il y a environ deux semaines, que la Russie n'avait pas été invitée à participer à la conférence.

Une mise à l'écart à laquelle n'avait pas manqué de réagir le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov. Ce dernier avait précisé que Moscou n'était pas surpris, car la Russie n'avait jamais participé à une réunion d'un tel format et qu'en plus, elle ne faisait pas partie de la coalition dirigée par les Etats-Unis.

A la fin du mois de janvier, le président américain Donald Trump avait ordonné au Pentagone et aux hauts responsables de l'armée de rédiger un plan pour vaincre l'Etat islamique. Les Etats-Unis ont depuis déployé des troupes supplémentaires au sol en Irak et en Syrie, indiquant qu'un siège de Raqqa, fief de l'Etat islamique en Syrie, pourrait être entamé dans un avenir proche.

«Nous ne pouvons obtenir une amélioration de la situation dans la région tant que l'Etat islamique y est présent», a indiqué le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson, dans une interview au média Independent Journal Review, avant le sommet de la coalition.

Avec l'aide des troupes irakiennes, des Peshmergas kurdes et de milices chiites, la coalition a lancé une opération pour reprendre Mossoul, deuxième ville d'Irak et bastion des djihadistes dans le pays en octobre 2016 pour reprendre la ville aux djihadistes. La moitié orientale de la ville a été libérée en janvier, tandis les opérations de libération de la partie occidentale continuent toujours.

D'après Bruno Geddo, représentant du Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) en Irak, environ 600 000 personnes se trouvent dans les zones de la partie ouest de Mossoul qui n'ont pas été reprises par les forces irakiennes (environ 60% de Mossoul-ouest), dont 400 000 dans la vieille-ville.

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