Le secrétaire d'Etat américain avoue : «Je ne voulais pas du poste, c'est ma femme qui m'a persuadé»

Le secrétaire d'Etat américain avoue : «Je ne voulais pas du poste, c'est ma femme qui m'a persuad黩 Win McNamee Source: Reuters
Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson en compagnie de sa femme Renda

Rex Tillerson, nommé par Donald Trump au poste de secrétaire d'Etat en février, a fait savoir dans une interview qu'il comptait prendre une retraite bien méritée et ne projetait pas de faire de politique. Mais sa femme n'était pas de cet avis...

Un homme devient-il secrétaire d'Etat des Etats-Unis parce qu'il écoute les conseils de sa femme ? Si on ne peut en faire une généralité, c'est du moins le cas de Rex Tillerson, qui l'a avoué dans sa dernière interview. Apparemment, il ne voulait absolument pas du prestigieux poste qui lui avait été confié et ne l'a accepté que suite à l'insistance de sa femme. 

«Je ne voulais pas de ce boulot. Je n'ai pas postulé pour l'avoir. C'est ma femme qui m'a dit de le faire», a déclaré Rex Tillerson alors qu'il était interrogé par des journalistes du Independent Journal Review (IJR), un média d'opinion fondé par d'anciens membres du parti républicain, dans l'avion qui l'emmenait en Asie pour une visite officielle.

Moi, je voulais prendre ma retraite. Elle m'a dit : «Je t'avais prévenu que Dieu n'était n'était pas avec toi»

Rex Tillerson, qui a aujourd'hui 65 ans, a ajouté qu'il n'avait même jamais rencontré le président américain Donald Trump avant d'être convoqué à la Trump Tower. Là, les deux hommes ont discuté des affaires internationales et Tillerson s'est vu proposer le poste de secrétaire d'Etat.

«Lorsqu'il [Donald Trump] m'a demandé à la fin de cette conversation si j'acceptais d'être secrétaire d'Etat, j'étais stupéfait», a avoué Rex Tillerson. L'ex-PDG d'Exxon Mobil, plus grande entreprise pétrolière au monde, a déclaré qu'il avait prévu de prendre sa retraite du monde des affaires en mars de cette année pour se retirer dans son ranch et «passer du temps avec [ses] petits-enfants». Mais lorsqu'il est rentré chez lui à l'issue de sa réunion avec le président et annoncé le contenu de la conversation à sa femme Renda, cette dernière, bien au courant des projets de retraite de son mari, lui a répondu avec ironie : «Je t'avais dit que Dieu n'était pas avec toi».

Deux mois après son entretien, Tillerson considère que sa moitié a eu raison. «Elle m'a convaincu en m'expliquant que c'était ma mission», a-t-il raconté au IJR. 

Le Sénat américain a approuvé le choix de Donald Trump de désigner Rex Tillerson au poste de secrétaire d'Etat le 1er février dernier. Pourtant, sa nomination s'est d'abord heurtée à une certaine opposition, des critiques soulignant que le magnat du pétrole n'avait aucune expérience gouvernementale ou diplomatique. Ses relations d'affaires avec la Russie, établies durant sa carrière chez Exxon Mobil, ont également soulevé des questions, de même que les allégations selon lesquelles il aurait tenté de dissimuler les effets du changement climatique alors qu'il était PDG d'Exxon Mobil.

La majorité des démocrates au Sénat a voté contre sa nomination au poste de secrétaire d'Etat et une poignée de diplomates américains de haut rang a même démissionné à l'annonce de la confirmation de cette dernière. Ce qui n'a pas empêché Rex Tillerson de prendre ses fonctions.

Le manque d'expérience, l'homme s'en défend en expliquant que ses compétences acquises durant sa carrière chez Exxon Mobil lui sont très utiles dans sa nouvelle fonction et qu'il peut les utiliser pour réformer en profondeur cette dernière afin de la rendre plus efficace. Il a ajouté espérer qu'un jour les employés du département d'Etat trouveraient leur travail «beaucoup plus gratifiant».

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