OMS : 400 millions de personnes n’ont pas accès aux services de santé essentiels

Les fouilleurs cherchent les matériels recyclables à Nairobi Source: Reuters
Les fouilleurs cherchent les matériels recyclables à Nairobi

Plus de 400 millions de personnes dans le monde vivent sans accès aux services de santé essentiels tandis que des millions sont contraints à la pauvreté car leurs gouvernements ne sont pas capables de leur fournir des soins médicaux.

Les auteurs du rapport de 98 pages intitulé «Observations sur la couverture universelle de santé» disent que c’est la première étude mesurant les progrès réalisés sur l'accès universel aux services de santé et les dépenses consacrées par différents Etats à la santé.

En observant 37 nations entre 2002 et 2012, le rapport se concentre sur la capacité des gens à obtenir un accès aux services de santé essentiels en évaluant sept composantes : le planning familial, les soins prénatals, la présence de personnel qualifié pendant les accouchements, la vaccination des enfants, le traitement antirétroviral, le traitement de la tuberculose et l’accès à l’eau et à l’hygiène.

Les chercheurs ont estimé que plus de 400 millions de personnes n'avaient pas accès à au moins un de ces services essentiels.

«Ce rapport est un appel qui doit réveiller les consciences : il montre que nous sommes loin d’obtenir d’un accès universel à la santé. Nous devons élargir l’accès à la santé et épargner aux plus pauvres des dépenses de santé qui leurs causent de grandes difficultés financières», a dit le docteur Tim Evans, directeur de la section Santé, Nutrition et Population de la Banque mondiale (BM).

L’étude a aussi révélé que 17% de la population mondiale étalée sur 37 pays différents sont forcés de vivre avec moins de deux dollars par jour parce qu’ils doivent payer la totalité ou une grande partie de leurs soins médicaux.

«Ce taux de pauvreté élevé qui se produit quand des gens doivent payer de leur poche leurs propres soins médicaux d'urgence est un obstacle important dans la tentative d'éradication de la pauvreté extrême», dit le docteur Kaushik Basou, vice-président et l’économiste en chef de la Banque mondiale. «Puisque nous entrons dans l’ère de développement post-2015, nous devons réagir à ces découvertes ou la population pauvre du monde risque d’être livrée à elle-même».

Pour enrayer ces chiffres, les auteurs recommandent aux gouvernements d’établir une couverture de santé qui atteindrait au moins 80% de la population.

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