Drogue : sept labos belges jugés aux côtés d'un narco-trafiquant mexicain

Drogue : sept labos belges jugés aux côtés d'un narco-trafiquant mexicain
Cristaux de métamphétamine, lors d'une saisie, image d'illustration ©Ralph Orlowski/Reuters

Le parquet fédéral belge poursuit les dirigeants de plusieurs groupes pharmaceutiques belges, accusés d'avoir fourni à un baron de la drogue de l'éphédrine, produit-base qui lui a permis de synthétiser pas moins de 66 millions de pilules de «meth».

Le procès de sept sociétés pharmaceutiques belges a débuté à Bruxelles. Ces dernières sont soupçonnées d'avoir fourni des médicaments contenant de l'éphédrine à un trafiquant de drogue mexicain. L'éphédrine, que l'on retrouve notamment dans les sirop contre la toux, se trouve être une base nécessaire pour les narco-trafiquants, à partie de laquelle ceux-ci peuvent fabriquer une drogue de synthèse extrêmement addictive, la méthamphétamine, également connue sous le nom de crystal meth ou tout simplement de «meth» ou «ice».

L'acheteur présumé, Ezio Fugueroa Vasquez, client des labos belges entre 2006 et 2011, est considéré par les autorités américaines et la Drug Enforcement Administration (DEA) comme un trafiquant de drogue d'envergure internationale. Les faits se sont déroulés entre 2006 et 2011.

Les entreprises pharmaceutiques belges de «bonne foi»

D'après le journal belge néerlandophone Het Nieuwsblad, les labos belges incriminés auraient fourni quatre tonnes d'éphédrine-base, transformées dans les labos clandestins de Ezio Vasquez en plus de 200 millions de pilules de méthamphétamine par an pendant deux ans, soit une valeur marchande estimée à plus de 360 millions d'euros.

Les entreprises belges incriminées clament leur bonne foi. L'avocat de l'une d'elles, le laboratoire Andacon, avait dcélaré en mars 2016, que «ces médicaments étaient alors disponibles librement». Il avait ajouté : «Mes clients ont fourni un partenaire commercial fiable et n'avaient aucune idée de l'emploi des médicaments à mauvais escient». Une version qui ne satisfait pas le parquet belge, lequel fait valoir des mails et des communications téléphoniques. La justice belge avait ouvert l'enquête en 2009, se fondant sur des informations recueillies par la police et les douaniers belges.

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