Geert Wilders remet en cause «le droit des Marocains à exister», selon la justice hollandaise

Geert Wilders remet en cause «le droit des Marocains à exister», selon la justice hollandaise© Laszlo Balogh Source: Reuters

Le dirigeant du parti hollandais pour la liberté (PVV), Geert Wilders, en procès pour discrimination, incitation à la haine et insultes, a remis en cause le droit fondamental des Marocains à exister, estime le ministère public des Pays-Bas.

«Dans cette affaire, un groupe de population est touché collectivement en ce qu'il a de caractéristique : ses origines marocaines», a déclaré le 16 novembre le représentant du ministère public hollandais, avant d'ajouter : «Cela touche aux valeurs humaines les plus profondes, au droit même à l'existence.»

Ce procès découle des propos que Geert Wilders, chef du PVV hollandais, a tenus lors d'un rassemblement à la Haye en mars 2014. Il s'était adressé à ses militants en ces termes : «Vous voulez plus ou moins de Marocains dans votre ville et aux Pays-Bas ?» Face à la foule qui scandait : «Moins ! Moins ! Moins !», il avait répondu visiblement satisfait : «Nous allons nous en charger.»

A la suite de cet incident, 6 400 plaintes avaient été déposées par des citoyens et différentes organisations.

Geert Wilders qui dénonce un procès politique a réaffirmé ses positions le 16 novembre sur Twitter : «Les Pays-Bas ont un énorme problème avec les Marocains. Je ne peux pas garder le silence. Si je deviens Premier ministre l'année prochaine, je le règlerai.» 

La veille de l'ouverture de son procès, il avait déjà réagi dans une lettre : «Je n’ai rien dit de mal, des millions de Néerlandais – 43 % de la population – veulent moins de Marocains». Il écrivait encore : «Pas parce qu’ils détestent les Marocains ou veulent qu’ils quittent tous le pays, mais parce qu’ils en ont assez de la terreur que font régner tellement de Marocains.»

Le dirigeant du PVV encourt une peine maximale de deux ans d’emprisonnement, une amende de plus de 20 000 euros ou la condamnation à une peine de travail d’intérêt général. Le verdict doit être rendu le 9 décembre.

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